Des experts de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), institution spécialisée de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont pris part ce mercredi 8 avril 2026 à Banjul (en Gambie), à une réunion technique sur la question des violences basées sur le genre.
Cette rencontre vient en prélude au Forum des premières dames des pays du SWEDD+ sur la tolérance zéro aux violences basées sur le genre. Il s’agit de pouvoir aligner les expertises techniques autour d’une vision commune et de préparer des actions concrètes pour mettre fin aux violences basées sur le genre en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Le Projet d’Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique en Afrique Subsaharienne Plus (SWEDD+) est la phase étendue et renforcée de l’initiative régionale SWEDD, initialement lancée en 2015. Il est financé par la Banque mondiale et coordonné avec l’appui de l’UNFPA et de l’OOAS et vise à transformer le capital humain en Afrique en se concentrant sur les femmes et les adolescentes.
Cette réunion vise à examiner la situation des violences basées sur le genre dans la région, identifier les principaux défis et consolider les priorités d’action à porter au niveau politique.
Y prennent également part, des institutions régionales et des partenaires techniques. Selon les organisateurs, cette réunion constitue une étape essentielle dans la préparation des engagements de haut niveau attendus lors du Forum.
Les travaux portent notamment sur l’analyse des tendances régionales, les réponses institutionnelles existantes, ainsi que les mécanismes de coordination entre les secteurs clés tels que la santé, la justice, l’éducation et la protection sociale.
La rencontre a été marquée par des groupes de travail thématiques et des sessions plénières.
Selon Dr Félix Agbla (représentant du Directeur général de l’OOSA), les violences basées sur le genre constituent à la fois « une violation des droits humains et un défi majeur de santé publique, compromettant l’égalité des sexes et le développement durable dans la région ».
Il a insisté sur la nécessité de passer de l’engagement à l’action, en produisant des solutions concrètes, opérationnelles et mesurables
Dr Agbla a souligné que le renforcement des systèmes de santé demeure au cœur de la réponse régionale, notamment pour garantir une prise en charge intégrée, accessible et adaptée aux survivantes.
Notons que l’OOAS continue d’appuyer les États membres à travers des approches multisectorielles intégrant la santé, la justice, l’éducation et la protection sociale, tout en mettant l’accent sur la coordination, la redevabilité et le suivi des engagements.
Ambroisine MEMEDE