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Togo : Lomé accueille l’atelier régional d’AFRITAC de l’Ouest sur la gouvernance fiscale

Les dirigeants des administrations fiscales des 10 pays francophones (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo) membres du Centre Régional d’Assistance Technique du FMI pour l’Afrique de l’Ouest (AFRITAC de l’Ouest) ont débuté le mardi 21 avril 2026 à Lomé, un atelier régional de quatre jours sur le management des administrations fiscales dans la sous-région ouest africaine.

La rencontre de haut niveau co-organisée par l’AFRITAC de l’ouest et la Commission de l’UEMOA, vise à renforcer la gouvernance fiscale dans la sous-région ouest africaine.

Le choix de la capitale togolaise pour accueillir cette rencontre traduit, selon le FMI et plusieurs institutions, la reconnaissance de la résilience de l’économie togolaise et de la maîtrise de son inflation, signes des efforts en matière de stabilité macroéconomique.

La rencontre se tient dans un contexte où la mobilisation des recettes domestiques est devenue un impératif stratégique pour les Etats de la sous-région mais en parallèle, des insuffisances persistantes freinent l’efficacité des réformes et limitent la capacité des Etats à financer durablement leurs politiques publiques.

Les assises de Lomé s’inscrivent dans la continuité d’une première rencontre tenue à Abidjan en décembre 2022 et poursuit quatre objectifs majeurs : améliorer la gouvernance et le management des administrations fiscales afin d’en renforcer la performance et la crédibilité ; partager les bonnes pratiques et les expériences concrètes entre pays de la région ; renforcer l’intégrité et la transparence dans la gestion fiscale ; enfin, débattre des défis persistants mis en évidence par les évaluations TADAT, notamment la faible mobilisation des recettes et la rigidité des charges budgétaires.

Cet atelier se veut ainsi un levier concret pour bâtir des administrations fiscales plus efficientes, plus transparentes et mieux outillées, capables de soutenir la mise en œuvre des priorités nationales, notamment la feuille de route 2026-2031 du Togo, et des agendas régionaux de développement.

Représentant le ministre de l’Économie et des Finances à l’ouverture des travaux, la directrice de cabinet, Mme Mawoussé Akou Adetou Afidenyigba, a souligné que la gouvernance fiscale dépend autant des dirigeants que du cadre juridique et institutionnel.

« Les faiblesses persistantes de management et de gouvernance, mises en évidence par les missions du FMI, expliquent en grande partie le faible impact des réformes en termes de mobilisation des recettes, d’amélioration du civisme fiscal et d’efficience des administrations fiscales. Dans un contexte marqué par la transition fiscale imposée par les accords communautaires de la CEDEAO et de l’UEMOA, et dans un environnement d’incertitude lié aux chocs mondiaux, aux tensions géopolitiques, au renchérissement du coût du financement et à la baisse de l’aide extérieure, la mobilisation accrue des recettes intérieures est devenue une priorité centrale », a-t-elle précisé.

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« La qualité du management et de la gouvernance constitue à cet égard un levier déterminant, indissociable du renforcement de la transparence, de la lutte contre la corruption, de la performance organisationnelle et de la crédibilité de l’action publique », a-t-elle ajouté.

Durant quatre jours, les participants aborderont des thématiques clés telles que la gouvernance et l’intégrité, le pilotage stratégique, l’autonomie institutionnelle, la gestion des ressources humaines, la transformation numérique, ainsi que l’harmonisation des pratiques fiscales au niveau régional.

Les travaux permettront également de poursuivre la rédaction d’un guide régional des bonnes pratiques et de réfléchir à la mise en place d’un observatoire régional des performances fiscales.

« Je suis convaincu qu’au terme de ces travaux, et grâce à l’expertise mobilisée, vous disposerez d’outils renforcés pour piloter les réformes, améliorer la performance de vos administrations et restaurer durablement la confiance des citoyens dans l’impôt », a dit la directrice de cabinet.

Pour rappel, l’AFRITAC de l’Ouest a pour mission de renforcer les capacités des administrations publiques ouest-africaines en matière de gestion économique et financière, de statistiques et de réformes structurelles. FIN

Chrystelle MENSAH

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