
Ouverte le 15 avril dernier au Centre togolais des expositions et foires (CETEF), la 10ᵉ édition du Salon international des grandes écoles, de l’entrepreneuriat et des métiers (SIGEM) se poursuit au rythme des échanges et des orientations dédiés à l’avenir professionnel des jeunes.
La journée du samedi 18 avril 2026 a été marquée par un panel d’envergure autour du thème : « Formation, alternance, stages : quel levier pour l’employabilité et l’insertion professionnelle des jeunes diplômés au Togo ? « .
Ce thème, qui constitue également l’axe central du salon, a réuni des représentants de l’Université de Lomé, de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), de l’Agence Éducation-Développement (AED) ainsi que des établissements privés, en échange direct avec les étudiants sur les réalités du marché du travail et les solutions possibles pour faciliter leur insertion professionnelle.
Au cours des discussions, les panélistes ont partagé leurs analyses et orientations. L’ANPE a mis en avant les dispositifs d’accompagnement mis en place par l’État en faveur des jeunes diplômés.
De leur côté, les Instituts de formation en alternance pour le développement (IFAD) et l’Université de Lomé ont insisté sur la nécessité d’une immersion précoce en entreprise à travers l’alternance. Le secteur privé a, quant à lui, rappelé que si le diplôme constitue une porte d’entrée, ce sont les compétences pratiques, le savoir-être et l’expérience de terrain qui garantissent une insertion professionnelle durable.
« Nous sommes partis d’un constat simple : aujourd’hui, le diplôme seul ne suffit plus. Beaucoup de nos jeunes sont titulaires de diplômes, mais l’insertion professionnelle pose problème. Donc nous avons voulu décortiquer la question pour voir ce que ces jeunes peuvent ajouter à leur formation de base pour faciliter leur capacité de s’employer et leur insertion professionnelle. Les panélistes ont décrypté les notions de formation, d’alternance et de stage en montrant qu’aujourd’hui, la formation peut être plurielle », a indiqué Prof Joseph Tigbé (modérateur du panel).
« Pour que la formation, l’alternance et le stage puissent bien se porter dans notre pays, et que cela puisse déboucher sur l’insertion professionnelle et l’employabilité, il faut le dialogue entre ces différents acteurs. Quand nous parlons d’alternance, quand nous parlons de stage, ce sont les entreprises qui sont concernées. Mais on se rend compte qu’il n’y a pas de véritable dialogue, il n’y a pas un pont, une passerelle, entre le monde de l’entreprise et le monde de la formation », a-t-il ajouté.
Rappelons que le SIGEM est la nouvelle appellation du Salon international des grandes écoles (SIGE), initié en 2008.
Cette édition a enregistré par ailleurs la participation spéciale de l’Africa Design School du Bénin ainsi que de l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement du Burkina Faso. FIN
Chrystelle MENSAH