
Le président du Conseil et Chef Suprême des Armées, Faure Gnassingbé, s’est rendu sur le théâtre des opérations à Tchamonga, dans le cadre de l’Opération Koundjoaré, où il a rencontré les forces engagées dans la lutte contre le terrorisme dans le nord du Togo.
Au plus près des lignes de défense, le chef de l’exécutif a réaffirmé l’engagement des autorités à soutenir la résilience des forces armées face à une menace qualifiée de persistante et asymétrique. Cette visite intervient dans un contexte de vigilance renforcée face aux tentatives d’incursions de groupes armés dans la sous-région ouest-africaine.
Une visite au cœur du dispositif sécuritaire
Accueilli au poste de Commandement Opérationnel (PCO), Faure Gnassingbé a reçu un briefing détaillé sur la situation sécuritaire et les modes opératoires de la menace, notamment l’usage d’engins explosifs improvisés et les actions de harcèlement contre les positions militaires.
Dans une posture de chef de guerre, il a exhorté les soldats à maintenir leur vigilance et leur engagement, tout en donnant des orientations destinées à renforcer l’efficacité opérationnelle des unités sur le terrain. Il a également salué leur détermination face à des conditions d’engagement jugées exigeantes.
Dans la continuité de son déplacement, Faure Gnassingbé a exhorté les forces engagées, en leur insufflant un nouvel élan moral et opérationnel, tout en définissant des orientations stratégiques destinées à renforcer la réactivité et la coordination des unités sur le terrain.
Un message de fermeté et de soutien aux troupes
S’adressant aux forces déployées dans un ton mêlant gravité et reconnaissance, le président du Conseil a tenu à redonner de l’élan moral aux soldats engagés, considérés comme le rempart essentiel de la République face à la menace terroriste.
« La vigilance ne doit connaître aucun répit », a-t-il déclaré, tout en saluant l’abnégation des militaires confrontés à une guerre asymétrique dont les contours évoluent et où la notion même de front demeure diffuse, permanente et imprévisible.
Faure Gnassingbé a rappelé que la réponse à la menace terroriste ne peut être exclusivement militaire. Elle s’inscrit, selon lui, dans une dynamique plus large intégrant des dispositifs civilo-militaires tels que le Programme d’Urgence pour la Région des Savanes (PURS) et le Comité Interministériel de Prévention et de Lutte contre l’Extrémisme Violent (CIPLEV), appelés à renforcer durablement la résilience des communautés exposées.
Une approche globale de la réponse sécuritaire
Le président du Conseil a également mis l’accent sur l’importance de la coopération entre États de la sous-région, saluant les efforts de coordination avec les forces partenaires dans la lutte contre les groupes armés. Dans un contexte sécuritaire régional fragile, le Togo entend consolider son positionnement comme acteur de stabilité, articulant action de terrain, prévention et coopération diplomatique.
Au regard des sacrifices consentis, Faure Gnassingbé a réaffirmé le soutien constant et sans faille de la haute hiérarchie aux forces engagées sur le terrain. FIN
Edem Etonam EKUE