
Lomé accueille du 12 au 15 mai 2026, un atelier régional de capitalisation, d’apprentissage et de partage consacré à l’éducation en situation d’urgence et à l’éducation à l’environnement et au développement durable.
L’initiative est portée par la Coalition Nationale Togolaise de l’Education Pour Tous (CNT/EPT), en collaboration avec l’unité régionale de gestion du programme d’Education Out Loud (EOL).
Prennent part à cette rencontre, des participants issus des coalitions nationales de l’éducation et d’organisation de la société civile provenant de plusieurs pays de mise en œuvre du programme d’Education Out Loud, notamment le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée, le Niger, le Sénégal, le Tchad, le Cameroun, le Madagascar ainsi que la coalition de France.
Dans un contexte marqué par des crises sécuritaires, climatiques et socio-économiques croissantes, cet atelier entend renforcer les capacités des acteurs de la société civile engagés pour une éducation inclusive, résiliente et de qualité.
Les travaux permettront également de partager les expériences, de consolider les acquis des collaboratifs d’apprentissages de l’éducation en situation d’urgence, de l’éducation à l’environnement et au développement durable et de renforcer les synergies entre ces deux thématiques.

A l’ouverture des travaux, Assogba Kodjovi Houndjovi (président du conseil d’administration de la Coalition Nationale Togolaise de l’Education Pour Tous) a salué la mobilisation des participants venus de plusieurs horizons.
« Cet atelier s’inscrit dans un contexte marqué par de profondes mutations du secteur éducatif tant au niveau national qu’international. Nos systèmes éducatifs sont aujourd’hui confrontés à des défis multiples, réduction de financements, crises sociaux économiques, sécuritaires et climatiques mais aussi d’exigence accrue en matière de qualité, d’équité et de redevabilité. Face à ces enjeux, il devient essentiel de renforcer le dialogue entre les différents acteurs, de mutualiser nos expériences et de construire des réponses concertées, adaptées aux réalités de nos pays », a-t-il déclaré.
Pendant les quatre jours de travaux, les participants échangeront notamment sur les expériences et acquis en matière d’éducation en situation d’urgence, les liens entre l’éducation, l’environnement et le changement climatique, avec pour objectif de formuler des recommandations concrètes susceptibles d’améliorer l’efficacité des actions menées sur le terrain.
Le président du conseil d’administration de la CNT/EPT s’est également réjouit de la dynamique impulsée par le programme d’Éducation Out Loud, qui soutient les coalitions nationales et favorise le renforcement des capacités des organisations de la société civile.
Il a souligné que « la CNT/EPT en tant que plateforme nationale de la société civile engagée pour l’éducation reste convaincue que la réussite des politiques étudiées passe par la collaboration étroite entre le gouvernement, les partenaires techniques et financiers et l’organisation de la société civile. C’est ensemble dans un esprit de mutualisation et de responsabilité partagée que nous pourrons relever les défis actuels et garantir à chaque enfant sans exception, son droit fondamental, celui d’une éducation de qualité ».
L’éducation face aux crises climatiques et sécuritaires
Prenant la parole, la présidente d’Education Out Loud, Asmara Figue a rappelé les conséquences des crises et des changements climatiques sur les systèmes éducatifs, particulièrement en Afrique subsaharienne.
« Les crises, les conflits, les changements climatiques ont des effets néfastes sur l’éducation au niveau global mais surtout en Afrique subsaharienne. Renforcer la capacité des structures de la société civile partout dans l’Afrique de l’Ouest et centrale, c’est fondamental. Cet atelier s’inscrit dans cette mission », a-t-elle affirmé.
Représentant le ministre de l’Education, Agbazo Koffi Sena,Vice-Doyen de l’IGE Zone Sud a salué l’initiative.
« Cet atelier constitue une opportunité précieuse pour nous. Je me réjouis également de l’importance accordée au cours de ces travaux à l’éducation en situation d’urgence dans un monde exposé de plus en plus aux crises diverses qui ne doivent pas freiner la continuité de l’éducation pour tous les enfants, et surtout les plus vulnérables », a-t-il déclaré.

Il a aussi mis l’accent sur la prise en compte des questions environnementales et climatiques dans les politiques éducatives.
Il a soutenu que « l’intégration de questions environnementales et climatiques dans nos politiques éducatives apparaît aujourd’hui comme une nécessité. L’école doit préparer les générations futures à comprendre, à anticiper et à relever les défis liés au changement climatique ».
A l’issue de ces travaux, les participants devront identifier les priorités stratégiques et élaborer une feuille de route destinée à orienter les futures actions de plaidoyer et de renforcement des systèmes éducatifs face aux crises. FIN
Rolande Solim ARE