
Des magistrats ont été outillés jeudi 4 juin 2026, sur la Convention internationale sur la protection de toutes personnes contre les disparitions forcées. Initiative du ministère en charge des droits humains, cette formation permettra aux magistrats d’œuvrer efficacement au renforcement de la prévention et de la protection des personnes contre ce phénomène.
On parle de « disparition forcée » lorsqu’une personne est arrêtée, placée en détention ou enlevée par les autorités d’un État, par des groupes armés non étatiques ou des personnes agissant avec leur autorisation, et que l’arrestation ou le lieu de détention sont tenus secrets.
Selon Amnesty International, Une disparition forcée constitue une violation de plusieurs droits garantis par le droit international, dont le droit à la liberté, à la sécurité, le droit à un procès équitable et à un recours effectif, le droit à la vie, à l’intégrité physique et morale, le droit de ne pas être soumis à la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants.
« Les conséquences physiques et psychologiques d’une disparation forcée sont extrêmement graves », souligne l’ONG.
Selon Abdou Gafaou Akpaou (Directeur de la législation et de la protection des droits de l’homme), les magistrats occupent une place dans l’édification du système des droits de l’homme et de la cohésion sociale.
« Ils sont appelés à interpréter les conventions, établir un équilibre entre les conventions et le droit interne. Le Togo ayant ratifié la convention. Il est normal que ceux qui seront chargés de l’appliquer puissent comprendre davantage la convention et ses implications », a-t-il dit.
Notons que cette formation fait suite à celle organisée par le même ministère, à l’endroit des forces de défense et de sécurité.
Pour rappel, le premier texte à traiter spécifiquement le sujet est la Déclaration pour la protection de toute personne contre les disparitions forcées de 1992, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies. Elle prévoit les obligations des États pour prévenir, sanctionner et réparer ce crime.
Elle a été adoptée en 2006 et est entrée en vigueur en 2010. Le Togo fait partie des pays l’ayant ratifié. FIN
Ambroisine MEMEDE