
Le Cadre National de Concertation pour le Changement (CNCC), regroupement de quatre partis politiques de l’opposition et de la société civile a tenu son premier meeting samedi 9 mai 2026 à Lomé.
Aucun incident n’a été enregistré. La veille, dans une note, le ministre de l’administration territoriale colonel Hodabalo Awaté avait demandé au préfet du Golfe de prendre les « dispositions » pour le « bon déroulement » de ce meeting qui s’est déroulé sur le terrain d’Akassimé.
Des responsables de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), de l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), des Forces démocratiques pour la république (FDR), du Pacte socialiste pour le renouveau (PSR) et du Front Citoyen Togo Debout (FCTD, société civile) se sont succédé devant des centaines de leurs militants.
Au menu de ce meeting : la nouvelle constitution, l’affaire Affectio (l’activiste togolais écroué récemment), l’impunité, la gestion du pays etc…
« Nous entrons dans une nouvelle phase de remobilisation. Ensemble, nous faisons de nouveau le diagnostic de la nation togolaise et nous envisageons les perspectives. Et les perspectives, essentiellement pour nous, consistent en un changement de système de gouvernance. Nous avons montré les insuffisances en termes de gouvernance politique », a précisé David Dosseh, porte-parole du FCTD.

« Il était important pour le peuple togolais de démontrer qu’il est toujours debout et qu’il n’accepte par la forfaiture de la nouvelle constitution qui nous introduit de force dans la Ve République », a-t-il précisé.
Promulguée le 6 mai 2024, la nouvelle constitution fait basculer le Togo dans un régime parlementaire. Le texte est fortement critiqué par des partis politiques de l’opposition et des organisations de la société civile.
Pour le pouvoir, cette réforme constitutionnelle assure plus de représentativité et un régime parlementaire « bien compris et bien appliqué est un puissant moteur de stabilité, de démocratie et de progrès pour un pays ».
« La Vème République marque une étape décisive dans la consolidation de notre démocratie », avait affirmé en mars 2025 à Kara (nord du Togo) Pacôme Adjourouvi (ministre de la justice et des droits humains), lors de la campagne de sensibilisation baptisée « S’engager pour la 5ème République ». FIN
Junior AUREL