Le Caucus des femmes parlementaires et de l’association des femmes de l’administration parlementaire se sont réunies lundi 30 mars 2026 au siège du Parlement, pour réfléchir autour du thème « les réformes juridiques au Togo : un levier de protection des droits, de lutte contre les violences et de promotion de l’égalité des femmes ».
Cette rencontre qui vient marquer (en différé) la Journée internationale des droits des femmes, a été un cadre de dialogue structuré, de plaidoyer visant à favoriser une meilleure vulgarisation des réformes.
Elles ont mis un accent sur les innovations du Code des personnes et de la famille, ainsi que celles du Code pénal. Notons que le Togo dispose d’un arsenal juridique substantiel en matière de protection des droits des femmes et des jeunes filles.
Selon Hadja Mémounatou Ibrahima (Première Vice-présidente de l’Assemblée nationale), plusieurs propositions ont été faites pour davantage de vulgarisation des textes et pour les décrets d’application.
« Le Caucus des femmes parlementaires qui, très bientôt aura son assemblée générale, prendra des dispositions pour que le plan d’action puisse prendre en compte tous ces aspects et nous savons compter sur les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement et aussi sur les compétences techniques que nous avons » a-t-il déclaré.
l’âge nuptial est de 18 ans
Deux textes notamment, le Code des personnes et de la famille révisé, ainsi que le Code pénal révisé ont fait l’objet de communication.

Selon Tchamdja-Kpatcha Kobauyah (directrice du Sceau, de la Nationalité et de l’Identité civile), l’âge nuptial est de 18 ans.
« À ce jour, l’âge nuptial est de 18 ans, aussi bien pour l’homme que la femme. C’est la cogestion du ménage qui est consacrée. Et aussi, au niveau de la succession, c’est le droit positif, c’est-à-dire la loi qui s’applique au détriment de la coutume », a-t-elle expliqué.
« Le viol est puni de 5 à 10 ans de réclusion et d’une amende de 2 millions à 10 millions de francs. Lorsqu’il y a un viol aggravé (par exemple, lorsqu’il y a plusieurs auteurs qui ont commis le viol sur une personne), la peine est aggravée », a souligné Mme Justine Mawulawoe Azanledji-Ahadzi, Procureure générale près la Cour suprême.
Mme Elise Kakam (Représentante résidente de l’UNFPA au Togo), a souligné la nécessité de pouvoir compter sur les femmes du parlement pour incarner un leadership apte à éduquer la jeunesse féminine togolaise, à susciter l’intérêt des autres femmes pour la vie politique et à les encourager à faire entendre leur voix dans le pays.
« Le droit de la femme n’est pas une question négociable, ce n’est qu’un droit humain », a-t-elle précisé.
Précisons qu’au thème des travaux, une série de recommandations a été formulée à l’endroit du gouvernement, du Parlement et des partenaires techniques et financiers.
Le caucus a appelé le gouvernement à renforcer l’application effective des textes relatifs aux droits des femmes et des filles et en intensifier la vulgarisation sur l’ensemble du pays et dans les langues nationales, améliorer l’accès à la justice, etc. Au Parlement, le Caucus renforcer le contrôle de l’action du Gouvernement sur l’effectivité des lois adoptées, intensifier les activités de suivi et évaluation des politiques publiques. Le Caucus appelle par ailleurs, les partenaires à accroître le financement des actions sensibles au genre, etc. FIN
Ambroisine MEMEDE





