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VIH/Sida au Togo : 99.023 patients attendus sous ARV en 2026 pour un coût de 3,11 milliards F.CFA

Le Togo prévoit de renforcer en 2026 la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida, avec 99 023 patients attendus sous traitement antirétroviral (ARV), pour un coût estimé à 3,11 milliards de francs CFA, selon les projections du ministère de la Santé.

Les autorités sanitaires entendent ainsi consolider les acquis enregistrés ces dernières années dans la lutte contre l’épidémie, en misant sur un accès élargi aux traitements et un suivi amélioré des patients sur l’ensemble du territoire.

Entre 2024 et 2025, le nombre de bénéficiaires des traitements ARV est passé de 94 820 à 94 605 personnes. Cette légère baisse ne traduit pas un recul de la prise en charge, mais s’inscrit plutôt dans un contexte de stabilisation progressive de l’épidémie et de renforcement du suivi médical des patients.

Pour 2026, les projections officielles anticipent une nouvelle hausse du nombre de personnes sous traitement. L’objectif est de renforcer l’accès aux soins, notamment à travers la disponibilité continue des médicaments antirétroviraux et l’amélioration des services de prise en charge.

La stratégie nationale de lutte contre le VIH/Sida repose également sur la prévention, le dépistage précoce et l’accompagnement des personnes vivant avec le virus, dans un contexte où les enjeux de financement restent déterminants pour la pérennité des programmes sanitaires.

Une prise en charge qui se déploie sur tout le territoire

Dans le détail, le Grand Lomé concentrera la plus grande part des bénéficiaires, avec 54 463 patients sous ARV pour un coût estimé à près de 1,7 milliard de francs CFA.

La région Maritime devrait enregistrer 17.824 bénéficiaires, pour une enveloppe de 560 millions de francs CFA, tandis que les Plateaux compteront 10 893 patients, pour un financement évalué à 342 millions.

La région Centrale prévoit 5.941 personnes sous traitement, pour un coût de 186,6 millions de francs CFA, contre 6 932 bénéficiaires et 217,7 millions pour la Kara.

Les Savanes, enfin, enregistreront 2 971 patients sous ARV, pour une enveloppe estimée à 93,3 millions de francs CFA.

Cette répartition traduit une stratégie de prise en charge adaptée aux réalités démographiques et épidémiologiques des différentes régions du pays. Elle vise à garantir une couverture plus équilibrée et un accès équitable aux soins sur l’ensemble du territoire.

Les ressources mobilisées pour 2026 illustrent l’ampleur des efforts engagés dans la lutte contre le VIH/Sida. Avec plus de 3 milliards de francs CFA prévus pour les traitements, les autorités entendent assurer la continuité des soins et renforcer les dispositifs de prise en charge.

Au-delà des chiffres, cet investissement confirme la priorité accordée à la santé publique dans les politiques nationales, dans un contexte où la lutte contre les maladies transmissibles demeure un enjeu majeur de développement et de cohésion sociale.

En garantissant l’accès aux traitements antirétroviraux, les autorités visent à améliorer durablement la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH, tout en renforçant la résilience des communautés face à la maladie. Cette prise en charge contribue également à la dynamique socioéconomique, une population en meilleure santé étant mieux à même de maintenir ses activités et de participer aux efforts de développement du pays.FIN

Chrystelle MENSAH

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