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Togo : le PAM dément avoir lancé une alerte sur une « crise alimentaire » dans le Nord

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a démenti avoir lancé une alerte sur une « crise alimentaire » dans le nord du Togo, en réaction à un communiqué publié par un parti politique de l’opposition, évoquant une possible aggravation de l’insécurité alimentaire.

Le 9 juin, l’Alliance nationale pour le changement (ANC, un des principaux parti de l’opposition togolaise) a affirmé qu’une alerte du PAM, relayée fin mai par Radio France Internationale (RFI), faisait état d’un risque d’insécurité alimentaire aiguë pour plus de 330.000 Togolais au cours des prochains mois en l’absence de mesures d’assistance humanitaire urgentes.

Se disant « gravement préoccupé » par cette situation, le parti d’opposition a indiqué que la région des Savanes, à l’extrême nord du pays, demeurerait la zone la « plus exposée à cette menace ».

Le PAM « n’a pas lancé d’alerte sur une crise alimentaire au nord du Togo », a indiqué l’agence onusienne dans un communiqué publié mercredi.

Selon l’organisation, les informations évoquées par l’ANC reposent sur des analyses de sécurité alimentaire réalisées périodiquement par les acteurs humanitaires et les autorités compétentes. Le PAM souligne toutefois que ces données ne sauraient être interprétées comme une alerte annonçant une crise alimentaire imminente dans le nord du pays.

« Il convient de souligner que ce chiffre ne reflète pas une observation actuelle, mais une projection fondée sur un ensemble d’hypothèses de risque pour la période de soudure. En d’autres termes, l’analyse indique qu’environ 332 000 personnes pourraient basculer dans une situation de crise alimentaire entre juin et août si aucune amélioration significative n’intervient », précise le PAM.

L’agence des Nations unies affirme par ailleurs que « les données récentes montrent une évolution globalement favorable de la situation alimentaire au Togo ».

Pour étayer sa position, le PAM souligne que les données récentes font ressortir une amélioration de plusieurs indicateurs.

L’agence évoque notamment des niveaux de production agricole « largement supérieurs à ceux de l’année précédente », des stocks céréaliers jugés importants, ainsi qu’une baisse des prix de plusieurs denrées de base sur les marchés. Elle mentionne également « une accalmie sur le plan sécuritaire ayant favorisé dans certaines localités les retours de populations déplacées ».

Elle rappelle néanmoins la nécessité de maintenir une vigilance constante, notamment dans les zones vulnérables exposées aux chocs climatiques, économiques et sécuritaires. FIN

Ambroisine MEMEDE

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