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Togo-Israël : un mémorandum d’entente pour consolider plus de soixante ans de coopération

Le Togo et l’État d’Israël ont signé, lundi à Lomé, un mémorandum d’entente sur les consultations politiques, marquant une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations diplomatiques. L’accord vise à institutionnaliser le dialogue politique entre les deux pays et à donner un nouvel élan à une coopération bilatérale vieille de plus de soixante ans.

Le document a été paraphé par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères Afo O. Salifou, et par l’ambassadeur de l’État d’Israël au Togo, Seroussi, lors d’une cérémonie officielle organisée dans la capitale togolaise.

À travers ce mémorandum, Lomé et Jérusalem entendent instaurer un mécanisme permanent de consultations politiques afin de favoriser un dialogue régulier sur les questions d’intérêt commun, d’évaluer l’état de leur coopération et d’explorer de nouvelles perspectives de partenariat, tant sur le plan bilatéral que dans les enceintes régionales et internationales.

La signature de cet instrument intervient dans le prolongement de la visite officielle effectuée en Israël, en janvier dernier, par le ministre des Affaires étrangères, Prof. Robert Dussey. Elle traduit la volonté commune des deux États de consolider leurs liens diplomatiques et d’intensifier leur coopération dans des secteurs stratégiques, notamment l’agriculture, l’innovation, les technologies, la sécurité, la gestion de l’eau, la santé et la formation.

Institutionnaliser le dialogue face aux défis contemporains

Au-delà de sa portée juridique, le mémorandum d’entente traduit la volonté des deux pays d’inscrire leur dialogue politique dans un cadre permanent et structuré. Dans un contexte international marqué par les défis sécuritaires, les transformations économiques, les effets du changement climatique et les mutations technologiques, Lomé et Jérusalem entendent renforcer leur concertation sur les grandes questions d’intérêt commun.

L’accord prévoit ainsi la tenue de consultations politiques régulières entre les deux parties. Celles-ci permettront d’échanger sur les évolutions de la situation internationale et régionale, de rapprocher, lorsque les circonstances le justifient, leurs positions diplomatiques sur certains dossiers, ainsi que d’identifier de nouvelles pistes de coopération au bénéfice des deux États.

Ce mécanisme est également appelé à servir de cadre d’évaluation des projets de coopération en cours et d’impulsion de nouvelles initiatives dans des domaines jugés prioritaires par les deux gouvernements, renforçant ainsi la dynamique de leur partenariat bilatéral.

Soixante-cinq ans de relations diplomatiques placées sous le signe de la modernisation

L’accord signé à Lomé s’inscrit dans le prolongement d’une relation diplomatique établie le 8 septembre 1960 entre le Togo et l’État d’Israël. Soixante-cinq ans après l’établissement de ces liens, les deux pays affichent leur volonté d’actualiser le cadre institutionnel de leur coopération afin de l’adapter aux enjeux contemporains.

Dans cette dynamique, les deux parties envisagent notamment de relancer la Grande Commission mixte de coopération, dont la première session s’était tenue en 1990. Cette instance devrait servir de cadre de concertation pour le suivi des projets communs et l’identification de nouveaux axes de partenariat.

Le renforcement de cette architecture institutionnelle s’appuiera sur une coopération déjà bien établie, portée notamment par l’Agence israélienne de coopération internationale (MASHAV).

Au fil des années, celle-ci a contribué au renforcement des capacités de nombreux cadres, chercheurs et étudiants togolais à travers des programmes de formation et des bourses, tout en apportant un appui technique dans des secteurs tels que l’agriculture, la santé et le développement des compétences.

Innovation, gestion de l’eau et cybersécurité au cœur des perspectives de coopération

Au-delà du renforcement du dialogue politique, le mémorandum ouvre la voie à un approfondissement de la coopération dans plusieurs secteurs stratégiques. Les consultations prévues entre les deux pays devraient notamment permettre d’identifier et de développer des projets conjoints dans des domaines où l’expertise israélienne est reconnue et susceptibles d’accompagner les priorités de développement du Togo.

L’agriculture et la gestion durable des ressources en eau figurent parmi les principaux axes de collaboration envisagés, avec un accent mis sur les technologies d’irrigation, l’amélioration de la productivité agricole et le renforcement de la résilience face aux effets du changement climatique.

Les deux parties entendent également renforcer leur partenariat dans les domaines de l’innovation, du numérique et des nouvelles technologies, en vue d’accompagner la transformation économique du Togo et la modernisation de son administration.

La cybersécurité et les questions de sécurité stratégique constituent un autre volet de cette coopération. Les échanges porteront notamment sur la protection des infrastructures numériques, le partage d’expertise face aux menaces transnationales ainsi que sur les défis liés à la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

Un dialogue inscrit dans une approche multilatérale

Les autorités togolaises ont également présenté ce mémorandum comme un instrument destiné à renforcer la concertation sur les questions régionales et internationales. Lors de la cérémonie de signature, le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Afo O. Salifou, a réaffirmé l’attachement du Togo aux principes du règlement pacifique des différends et du multilatéralisme, dans un contexte international marqué par de multiples défis sécuritaires.

Selon les autorités, le nouveau cadre de consultations devrait favoriser un dialogue plus régulier entre Lomé et Jérusalem sur les enjeux de paix, de sécurité et de stabilité, notamment face aux menaces transnationales, dont le terrorisme et l’extrémisme violent.

M. Salifou a par ailleurs estimé que la signature de ce mémorandum ouvrait « une nouvelle étape » dans les relations entre les deux pays, en créant un cadre appelé à renforcer la confiance mutuelle et à approfondir leur coopération bilatérale. FIN

Savoir News

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