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Togo : gouvernement, Équipe Europe et Eurocham scellent un « cadre stratégique » pour les investissements structurants

Le gouvernement togolais, l’Équipe Europe et Eurocham Togo ont lancé, le jeudi 26 juin à Lomé, un cadre stratégique de concertation, destiné à renforcer leur partenariat économique et à accélérer la réalisation des investissements structurants au Togo.

La première session de ce dialogue tripartite a été présidée par le ministre, secrétaire général de la Présidence du Conseil, Dr Sandra Ablamba Johnson, en présence de l’ambassadeur de l’Union européenne au Togo, Gwilym Ceri Jones, et du président d’Eurocham Togo, Charles Kokouvi Gafan.

Ce nouveau mécanisme de concertation réunit le gouvernement, l’Équipe Europe, les États membres de l’Union européenne représentés au Togo ainsi que les entreprises européennes opérant dans le pays. Il se veut un cadre permanent d’échanges sur les priorités économiques, les réformes et les projets d’investissements structurants.

Cette rencontre a consacré le lancement officiel d’un mécanisme permanent de concertation et de partenariat économique réunissant, aux côtés du gouvernement togolais, l’Équipe Europe, les États membres de l’Union européenne et les entreprises européennes établies au Togo.

Conçu comme un cadre stratégique de dialogue, ce mécanisme se réunira deux fois par an et sera appuyé par des travaux techniques destinés à assurer le suivi des recommandations, à identifier les contraintes à l’investissement et à promouvoir des solutions concertées en faveur des investissements structurants.

             — Double objectif —

L’objectif poursuivi est double : améliorer l’environnement d’affaires des entreprises européennes déjà implantées au Togo et attirer de nouveaux investissements à forte valeur ajoutée. En retour, ces investissements devront favoriser un ancrage local durable, renforcer les compétences de la main-d’œuvre togolaise, promouvoir l’intégration des petites et moyennes entreprises (PME) nationales dans les chaînes de valeur, encourager le contenu local et contribuer à la consolidation des recettes publiques.

À travers ce cadre stratégique, les parties entendent ainsi instaurer un dialogue régulier afin d’identifier les obstacles à l’investissement, d’explorer de nouvelles opportunités de partenariat et d’accompagner la mise en œuvre de projets structurants au service du développement économique du pays.

Pour soutenir cette dynamique, le Togo mise sur la stratégie Global Gateway de l’Union européenne, qui prévoit de mobiliser jusqu’à 150 milliards d’euros d’investissements en Afrique entre 2021 et 2027, afin d’appuyer des projets structurants et de renforcer les partenariats économiques.

Dans un contexte international marqué par l’affaiblissement du multilatéralisme, Dr Sandra Ablamba Johnson, ministre, secrétaire général de la Présidence du Conseil, a appelé à transformer « une coopération historiquement solide en un véritable partenariat économique puissant, durable et mutuellement bénéfique », à travers un cadre de dialogue « plus affirmé, plus structuré et davantage orienté vers les résultats ».

Vue partielle de l’assistance, lors de la rencontre

Elle a rappelé le choix stratégique du Togo de placer le secteur privé au cœur de sa transformation économique, comme moteur de croissance, d’innovation, de création d’emplois et de mobilisation des ressources.

Elle a également rendu hommage au Président du Conseil, Faure Gnassingbé, pour son « engagement constant dans la conduite des réformes » et sa vision visant à faire du secteur privé un partenaire central du processus de transformation économique du pays.

Dr Sandra Ablamba Johnson a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire de ce dialogue tripartite un instrument durable de coopération économique, appelé à générer des projets structurants, à renforcer la confiance entre acteurs publics et privés et à créer des emplois décents en faveur de la jeunesse.

                — Une nouvelle dynamique —

L’ambassadeur de l’Union européenne au Togo, Gwilym Ceri Jones, a salué cette nouvelle dynamique de coopération visant à accroître les investissements européens dans le pays.

Il a indiqué qu’ »une nouvelle dynamique est lancée aujourd’hui avec ce premier dialogue sur le climat des affaires entre le Togo et l’Équipe Europe, qui se veut structuré, soutenu et surtout très concret ».

Selon lui, « l’ambition est claire et partagée : encourager davantage d’investissements européens au service de la croissance et de l’emploi au Togo ».

S’inscrivant dans la logique de la stratégie Global Gateway, le diplomate européen a souligné la volonté de « déployer les outils et financements européens pour accompagner cette montée en puissance », tout en remerciant le gouvernement togolais pour sa détermination et son engagement.

Il a également félicité Eurocham Togo, appelée à assurer le suivi opérationnel auprès de ses membres et des quelque 300 entreprises européennes présentes au Togo.

Les échanges ont également porté sur le positionnement stratégique du Togo comme hub logistique régional au cœur du corridor Abidjan-Lagos.

Ce rôle, consolidé par les investissements dans les infrastructures logistiques, l’énergie et le numérique, ouvre des perspectives importantes pour le développement des chaînes de valeur et l’attraction des investissements.

Le président d’Eurocham Togo a, pour sa part, souligné la contribution stratégique des entreprises européennes à la transformation et à l’intégration économique du pays.

« Acteurs historiques de l’économie togolaise, les entreprises européennes comptent parmi les partenaires les plus stratégiques du pays. Par leurs investissements, la création d’emplois, le transfert de compétences et leur contribution aux recettes publiques, elles favorisent l’intégration du Togo dans les chaînes de valeur mondiales. Eurocham se donne pour mission de maximiser cet impact positif au bénéfice de la nation », a précisé Charles Kokouvi Gafan.

Un véritable mécanisme de coopération économique de long terme

À travers cette première session, le gouvernement togolais, l’Équipe Europe et Eurocham Togo réaffirment leur volonté commune de faire du dialogue tripartite un véritable mécanisme de coopération économique de long terme, orienté vers des résultats concrets. L’objectif est de favoriser la préparation de projets structurants et d’accélérer les investissements au service du développement durable et de la transformation économique du Togo.

En rappel, environ 312 entreprises européennes sont installées au Togo (dont 46 filiales de groupes européens), selon les résultats d’une étude conduite par l’Union européenne.

Elles interviennent dans plusieurs secteurs de l’économie, notamment le transport et la logistique, les industries manufacturières, l’agroalimentaire, l’énergie et l’eau, le BTP, l’hôtellerie-restauration, l’import-export, ainsi que les services de communication et les technologies de l’information.

Leurs activités ont généré un chiffre d’affaires estimé à au moins 800 milliards de FCFA, ainsi que plus de 9.000 emplois directs et 25.000 emplois indirects. Dans le secteur agricole, environ 90.000 producteurs togolais sont intégrés aux chaînes de valeur agro-industrielles.

Par ailleurs, les entreprises européennes implantées au Togo se positionnent parmi les principaux contributeurs fiscaux, tant au niveau individuel que collectif. FIN

Edem Etonam EKUE

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