
Le programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a effectué du 7 au 11 août 2026, une mission de suivi sur le terrain pour évaluer les premiers cycles de traitement préventif du paludisme, à travers le déploiement de la Chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS).
Cette stratégie clé vise à protéger les enfants de 3 à 59 mois pendant la période de forte transmission liée aux saisons pluvieuses. Un premier cycle a été lancé en juin dans plusieurs zones, le deuxième passage s’est déroulé du 23 au 25 juillet 2026. Cette même période a marqué le lancement du premier cycle dans la région des Savanes, organisé de manière conjointe avec le Burkina Faso afin de maximiser la couverture transfrontalière.
Et la mission de suivi menée aux côtés des équipes régionales visait à valider les données et ajuster les interventions en vue des prochains passages. Cette campagne est portée par les autorités sanitaires togolaises et bénéficie du soutien de plusieurs partenaires techniques et financiers, dont l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Fonds mondial, Malaria Consortium, REACH Malaria et l’Unicef. FIN
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le paludisme (ou malaria) est une maladie potentiellement mortelle causée par des parasites du genre Plasmodium, qui se transmettent à l’être humain par les piqûres de moustiques anophèles femelles infectés. Bien qu’elle soit grave, c’est une affection évitable et dont on peut guérir.
Au Togo, c’est la première cause de mortalité et de consultation médicale, touchant particulièrement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Et la transmission est permanente toute l’année sur l’ensemble du territoire. En 2024, le pays a enregistré 2,1 millions de cas et 993 décès, dont 70 % chez des enfants de moins de cinq ans.
La CPS consiste à administrer un cycle de traitement préventif complet combinant la Sulfadoxine-Pyriméthamine (SP) et l’Amodiaquine (AQ) — sous l’appellation SPAQ — sur une durée de trois jours consécutifs. Le premier jour, la prise est effectuée sous la supervision directe des distributeurs communautaires, tandis que les deuxième et troisième jour sont gérés par les parents ou les gardiens d’enfants.
Dr Atékpé, Coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) explique que cette intervention cible en priorité les zones de forte transmission saisonnière, notamment les régions des Savanes, de la Kara et de la Centrale, ainsi que quatre districts sanitaires de la région des Plateaux (Anié, Ogou, Amou et Est-Mono). Dans ces localités, l’approche permet de réduire d’environ 75% les formes graves et les décès liés à la maladie et s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre le paludisme. FIN
Ambroisine MEMEDE