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Santé : le Togo accélère la transformation numérique de l’Assurance Maladie Universelle

Le gouvernement togolais s’apprête à moderniser la gestion de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) à travers la mise en place d’un système d’information intégré et interopérable.
Cette réforme vise à renforcer la communication entre les différents acteurs du système de santé, en vue d’améliorer la prise en charge des assurés, le suivi des prestations ainsi que la gestion des remboursements.

Les autorités togolaises travaillent sur la mise en place d’un Système d’Informatique Intégré et de Gestion de l’Assurance Maladie Universelle (SIIG-AMU), une plateforme numérique interopérable destinée à améliorer la gestion des soins, des prestations et de remboursement à l’Assurance Maladie Universelle (AMU).

L’initiative portée par le ministère de la Santé, vise à permettre aux différents acteurs du système sanitaire de mieux communiquer entre eux afin d’assurer une prise en charge plus fluide des assurés. Le projet a été au cœur d’un atelier de co-construction organisé la semaine dernière autour de l’architecture cible du futur système.

Les travaux se sont concentrés sur les standards d’interopérabilité, la cybersécurité des données médicales et la structure de gouvernance du futur système.

Une feuille de route a été élaborée pour encadrer le déploiement technique et le pilotage du projet.

Le ministre de la santé, Jean-Marie Koffi Ewonoule Tessi, a tenu à rassurer les acteurs sur la philosophie du projet. Selon lui, le SIIG-AMU ne vient pas remplacer les outils déjà en place dans les hôpitaux et les assurances, mais « leur offrir les moyens de mieux interagir au service d’un projet commun ».

« Le SIIG-AMU n’a pas vocation à se substituer aux systèmes existants, mais à leur offrir les moyens de mieux interagir, au service d’un objectif commun », a-t-il précisé.

Au cours des échanges, les participants ont identifié les principaux défis techniques et organisationnels liés à l’interconnexion des différentes plateformes déjà utilisées dans le secteur de la santé. L’approche retenue repose sur une architecture permettant aux structures concernées de conserver leurs outils actuels tout en facilitant les échanges d’informations tout au long du parcours du patient assuré.

Les réflexions ont également porté sur la définition d’un schéma d’interopérable, la sécurisation des données et l’élaboration d’une feuille de route de déploiement progressif du système.

Le futur dispositif ambitionne de créer des passerelles numériques entre les différents acteurs de la chaîne de prise en charge : formations sanitaires aux gestionnaires, pharmacies, laboratoires et assureurs. FIN

Rolande Solim ARE / Dosse ADJIMONTI

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