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Kara : Santrinos Raphaël mobilise les jeunes artistes pour une scène togolaise unie et compétitive

L’artiste togolais Santrinos Raphaël a animé un master class le 26 avril à la Maison des Jeunes à Kara (environ 420 km au nord de Lomé), réunissant de jeunes talents de la musique locale.

L’activité s’est déroulée dans le cadre du 66e anniversaire de l’indépendance du Togo, célébré le 27 avril.
Placée sous le signe du partage et de la transmission, cette rencontre visait à briser l’isolement des artistes basés à l’intérieur du pays et à encourager l’émergence d’une scène nationale plus unie et compétitive.

Au-delà de son aspect pédagogique, le master class s’est voulu un véritable espace de dialogue, où Santrinos Raphaël a échangé sans détour avec de jeunes artistes sur les réalités du métier, les obstacles structurels et leurs ambitions de s’imposer au-delà de la capitale.

Au menu des sujets, la question de la reconnaissance des genres traditionnels a occupé une place centrale. Tom le Griot, artiste local, a profité de cette tribune pour déplorer le manque de visibilité des formes d’expression ancestrales.

«J’ai évoqué l’art de la gritique. Aujourd’hui nous sommes presque invisibles, mais avec ces conseils et son soutien, nous espérons aller plus de l’avant », a-t-il confié.

Conscient du fossé qui sépare Lomé du reste du pays, Santrinos Raphaël a plaidé pour une décentralisation des opportunités. Pour lui, la force de la musique togolaise réside dans sa capacité à inclure tous ses talents, quelle que soit leur situation géographique.

L’artiste a clairement exprimé sa vision : «Nous voulons donner les mêmes chances aux artistes de l’intérieur que ceux de Lomé. Il faut construire une industrie musicale togolaise solide pour que nos talents puissent s’imposer à l’international».

Les échanges ont également permis de mettre en lumière plusieurs défis majeurs, notamment le manque de visibilité médiatique, les inégalités d’accès aux réseaux de production et la faible représentativité des artistes togolais sur la scène internationale.

En tendant la main à ses pairs de Kara, Santrinos Raphaël a posé les bases d’une solidarité artistique jugée nécessaire pour faire rayonner le drapeau togolais au-delà des frontières.

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