
Les producteurs d’igname des préfectures de l’Anié, de l’Est-Mono et de l’Ogou participent, depuis le 3 août à Atakpamé (environ 175 km au nord de Lomé), à une formation sur les techniques modernes de production de l’igname.
Cet atelier, qui prendra fin le 13 août, vise à améliorer les rendements, à préserver les variétés locales et à renforcer les performances de la filière.
Dans la région des Plateaux, où l’igname est largement cultivée, les producteurs continuent de recourir à des méthodes traditionnelles, qui se traduisent par une baisse des rendements et la disparition progressive de certaines variétés. Pour y remédier, des spécialistes du secteur agricole forment les producteurs à des pratiques modernes, plus productives et respectueuses de l’environnement. Les sessions portent notamment sur les techniques de production de l’igname et la multiplication des semenceaux.
« La méthode consiste à prendre un seul tubercule d’igname et à le fragmenter en plusieurs petits morceaux. Chaque morceau devient un semenceau. Au lieu de planter un tubercule entier dans une butte, on peut, à partir d’une seule igname, produire jusqu’à une trentaine de buttes. Cela permettra d’augmenter la production et peut même créer une nouvelle activité de production de semenceaux d’igname », explique le Dr Komlanvi Doutche, directeur du cabinet CFIA EI.
Cette session de renforcement des capacités se tient à une période symbolique, marquée par la célébration de la fête traditionnelle des ignames « Odon Itsù », chez les Ifê. Elle offre aux producteurs l’occasion d’acquérir des techniques innovantes afin d’améliorer durablement leur production.
« C’est le moment de renforcer les capacités des producteurs. Il est nécessaire d’introduire de nouvelles techniques innovantes. C’est dans cette optique que le FNAFPP a sollicité le cabinet CFIA EI, spécialisé dans la production de l’igname, pour accompagner les producteurs, développer la production locale et leur permettre de mieux vivre de leur activité », a souligné Fabien Ogoubi, chef d’antenne du FNAFPP dans les Plateaux.
La formation est assurée par le cabinet Conseil en Formation en Industrie agroalimentaire et en écologie industrielle (CFIA EI), en collaboration avec l’Association des volontaires pour le développement intégral (AVDI).
Elle est financée par le Fonds d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels (FNAFPP), représenté à cette session par le président de son comité de gestion. FIN
Bernadette AYIBE (Source: www.agroclimatique.tg)