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VIH/Sida et tuberculose : le Togo cherche à préserver ses acquis face à la baisse des financements

Les acteurs de la lutte contre le VIH/Sida et la tuberculose se sont réunis, mardi 4 août 2026 à Lomé, pour faire le bilan des actions menées dans le cadre du Plan stratégique national 2023-2026.

Les échanges ont également porté sur les défis liés à la baisse des financements extérieurs et à la nécessité de préserver les acquis enregistrés ces dernières années.

Trois ans après la mise en œuvre du Plan stratégique national 2023-2026 de lutte contre le VIH/Sida, cette revue annuelle permet aux acteurs impliqués d’évaluer les progrès réalisés et d’identifier les défis à relever pour maintenir les résultats obtenus.

Avec une prévalence du VIH estimée à 1,6% en 2025, le Togo a enregistré des avancées significatives dans la lutte ces dernières années. Les nouvelles infections ont diminué de 70 % entre 2010 et 2025, passant de 7 100 à 2 100 cas, tandis que les décès liés au VIH ont reculé de 73 % sur la même période. Ces progrès se reflètent également dans les objectifs « 95-95-95 » fixés dans la riposte au VIH.

Selon le Dr Christian Mouala, directeur multipays de l’ONUSIDA, le Togo atteint 94 % des personnes connaissant leur statut sérologique, 93 % des personnes vivant avec le VIH sous traitement et 95 % des personnes sous traitement présentant une charge virale indétectable.

Malgré ces résultats, les acteurs de la lutte mettent l’accent sur la nécessité de consolider les acquis enregistrés et d’adapter les stratégies face aux nouveaux défis, notamment la mobilisation des ressources indispensables à la poursuite des interventions contre le VIH/Sida et la tuberculose.

« L’un des défis majeurs actuellement pour les pays africains notamment le Togo c’est celui de la réduction des financements. Comment allons-nous pérenniser nos bons résultats   avec la réduction des financements ? ; comment allons-nous travailler mieux pour continuer la lutte contre le VIH Sida ? ; et surtout comment nous allons mieux nous organiser pour travailler en synergie », s’est interrogé Prof Vincent Pitché, Coordonnateur national et secrétaire permanent CNLS/IST.

Pour le ministère de la santé, une solution parmi tant d’autres est le renforcement de l’engagement national.

« Les activités menées dans le pays notamment dans le secteur de la santé ne sont pas possibles sans une vision d’ensemble de la politique de développement du gouvernement togolais. Dans le contexte actuel de raréfaction des ressources financières au niveau international couplée aux contraintes nationales, j’invite toutes les parties prenantes à réfléchir à la mise en œuvre de meilleures stratégies et des innovations qui vont permettre au Togo de pérenniser les résultats obtenus », a souligné Dr Kokou Wotogbe Secrétaire Général du ministère de la santé.

A l’issue de la rencontre, des recommandations seront formulées à l’endroit de tous les acteurs afin de poursuivre la riposte contre le Vih/Sida et d’atteindre à l’horizon 2030, zéro infection à la maladie.

La réduction des financements extérieurs destinés à la lutte contre le VIH/Sida et la tuberculose constitue désormais un enjeu majeur pour les pays bénéficiaires. Les États-Unis, à travers l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), figuraient parmi les principaux partenaires soutenant plusieurs programmes de santé dans de nombreux pays.

La fermeture de cette agence et la suspension de certains financements américains font craindre des difficultés dans la continuité des interventions et la préservation des acquis enregistrés dans la lutte contre ces maladies. FIN

Chrystelle MENSAH

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