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BIOFIN /Biodiversité : le Togo engage l’élaboration de son premier Plan national de financement

Le Togo a engagé, ce mercredi 8 juillet 2026 à Lomé, le processus d’élaboration de son premier Plan national de financement de la biodiversité, à travers l’ouverture d’un atelier national de validation du rapport d’Analyse des Politiques et des Institutions (API).

La rencontre de deux jours réunit des représentants des administrations publiques, des collectivités territoriales, du secteur privé, du monde académique, de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Elle est organisée par le gouvernement togolais à travers le ministère de l’environnement, des ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique, avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le financement du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM).

Les travaux de cet atelier s’inscrivent dans le cadre de l’initiative de Financement de la biodiversité (BIOFIN), mise en œuvre par le PNUD avec l’appui de ses partenaires, dont le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), afin d’accompagner les pays dans la recherche de mécanismes innovants et durables de financement de la conservation de la nature.

Vue partielle des participants

Principal objectif visé : poser les bases analytiques nécessaires à l’identification de solutions de financement durables et adaptées aux priorités nationales en matière de préservation de la biodiversité.

Ouvrant officiellement les travaux, le directeur de cabinet du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, Piyabalo Nabede, a rappelé l’importance stratégique de la biodiversité dans les politiques de développement du pays.

« La biodiversité n’est pas un luxe lointain. Elle constitue le pilier central de notre développement durable », a-t-il déclaré.

« Malgré cette importance vitale, la nature souffre d’un mal silencieux, le sous-financement chronique. En effet, on estime aujourd’hui que le déficit annuel de financement nécessaire pour atteindre les objectifs mondiaux de conservation s’élève à environ 700 milliards de dollars américains. Devant un tel défi, nous devons repenser nos paradigmes. C’est ici que les mécanismes de financements innovants prennent leur sens », a-t-il précisé.

Durant les deux journées de travaux, les participants examineront les conclusions du rapport d’Analyse des Politiques et des Institutions afin d’en apprécier la pertinence, la cohérence et la qualité technique, tout en formulant des recommandations en vue de consolider cette base analytique.

« La biodiversité est bien plus qu’un patrimoine naturel. Elle constitue le socle de nombreuses activités économiques et un facteur essentiel de résilience et de prospérité pour les populations », a souligné pour sa part le représentant de la représentante du PNUD au Togo.

« Les échanges porteront sur le cadre politique et institutionnel, les facteurs influençant la conservation de la biodiversité, les mécanismes actuels de financement ainsi que les premières pistes de solutions financières, notamment l’opérationnalisation du Togo Green Fund, la digitalisation de la collecte des recettes domestiques liées à la biodiversité, l’instauration de redevances écotouristiques et de droits d’accès aux aires protégées, le renforcement de la budgétisation verte, entre autres », a-t-il ajouté.

À travers l’initiative BIOFIN, le PNUD et ses partenaires, dont le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), accompagnent déjà plus de 130 pays dans la mise en place de mécanismes visant à améliorer le financement de la biodiversité. Depuis son lancement, cette initiative a contribué à mobiliser plus de 3,3 milliards de dollars américains en faveur de la conservation de la nature. FIN

Chrystelle MENSAH

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