
Coumba Dieng Sow
Les agences du Système des Nations Unies au Togo ont présenté mercredi 29 juillet à Lomé le bilan de leurs interventions au titre de l’année 2025, marqué par un impact direct auprès de plus de 1,2 million de personnes (dont des réfugiés et des déplacés internes) et la mobilisation de 53,6 millions de dollars pour soutenir les priorités de développement du pays.
Cette rencontre avec les médias a permis de mettre en lumière les résultats enregistrés, ainsi que les perspectives d’action dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et une baisse des financements internationaux.
Selon le rapport annuel présenté, les interventions conjointes du Système des Nations Unies ont couvert plusieurs domaines prioritaires, notamment la croissance inclusive, l’accès aux services sociaux essentiels, la résilience climatique, la gouvernance, la cohésion sociale, la protection et la sécurité humaine.
« En 2025, les interventions conjointes du Système des Nations Unies ont touché directement plus de 1,2 million de personnes. Cet impact global reflète la convergence de nos actions en matière de croissance inclusive, services sociaux essentiels, résilience climatique, gouvernance, cohésion sociale, protection et sécurité humaine. Les progrès observés s’inscrivent dans l’ambition du Togo à poursuivre sa dynamique de transformation », a souligné Coumba Dieng Sow, Coordonnatrice résidente/Système des Nations unies au Togo.
« L’amélioration de l’Indice de Développement Humain, le renforcement du climat des affaires et l’intégration de plus de 70% des cibles des Objectifs de Développement Durable (ODD) dans les stratégies nationales confirment l’enracinement des efforts pour un développement durable », a-t-elle précisé.
« Ce rapport nous dit également comment nous avons utilisé les ressources qui étaient disponibles à notre niveau », a ajouté Mme Sow.
Dans le détail, les interventions du Système des Nations Unies ont enregistré des résultats dans plusieurs secteurs prioritaires. En matière de croissance inclusive, plus de 50.000 personnes, majoritairement des femmes et des jeunes, ont bénéficié d’un accompagnement visant à moderniser les chaînes de valeur agricoles, renforcer les capacités entrepreneuriales, améliorer la productivité rurale et faciliter l’accès aux marchés régionaux, notamment à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Les coopératives accompagnées ont également enregistré des performances dans la gestion des crédits agricoles, avec un recouvrement de plus d’un milliard de francs CFA sur les financements liés aux intrants.
Dans le domaine du capital humain, les actions menées ont permis de renforcer les services sociaux essentiels.
La mobilisation de plus de 2 000 agents de santé communautaires, l’extension des Soins obstétricaux et néonatals d’urgence (SONU) avec l’installation de 21 nouveaux sites, ainsi que la réduction du nombre d’enfants « zéro dose » figurent parmi les avancées enregistrées.

Dans l’éducation, près de 64.000 enfants ont pu être maintenus à l’école grâce au programme des cantines scolaires, tandis que l’intégration d’outils numériques contribue à améliorer l’accès aux services éducatifs et sociaux.
Sur le front climatique, l’appui des Nations Unies a accompagné la mise en œuvre des politiques nationales d’adaptation, avec notamment la validation de cinq plans régionaux, la plantation de plus de 1,5 million d’arbres et la restauration d’environ 800 hectares de terres. :
Ces initiatives, associées au renforcement des capacités des acteurs locaux et à la préparation du premier rapport biennal de transparence climatique, illustrent la dynamique engagée par le Togo en faveur d’un développement plus résilient.
En matière de gouvernance et de cohésion sociale, les Nations Unies font également état d’avancées significatives. L’appui apporté a notamment permis la modernisation de 130 centres d’état civil, le renforcement des capacités des acteurs judiciaires et une meilleure participation des femmes à la vie publique, avec l’élection de 216 femmes aux fonctions locales.
Par ailleurs, plus de 32.000 personnes ont pris part à des dialogues communautaires, tandis que la justice de proximité a enregistré un taux de médiation de 92%, illustrant les progrès réalisés dans la promotion du règlement pacifique des différends. FIN
Junior AUREL