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Protection sociale au Togo : Les professionnels des médias s’approprient l’Assurance Maladie Universelle (AMU) à Kara

Le Palais des Congrès de Kara -environ 420 km au nord de Lomé) a accueilli le vendredi 17 avril 2026 une session de formation capitale pour l’avenir des journalistes togolais. Réunis autour des responsables du ministère de la Communication, de la HARC et des organismes de gestion (CNSS et INAM), les patrons de presse et professionnels des médias privés ont planché sur l’extension de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) aux travailleurs non-salariés.

C’est un tournant décisif pour la presse privée togolaise. Longtemps restés en marge des systèmes de couverture santé, les acteurs des médias s’engagent désormais résolument dans la dynamique de l’Assurance Maladie Universelle (AMU).

En ouvrant les travaux au nom de la ministre de la Communication, le Directeur de cabinet, Franck Missité, a souligné l’importance de cette réforme pour la consolidation des politiques publiques.

Il a invité les professionnels des médias à devenir des ambassadeurs de l’AMU.

« La qualité de votre engagement participera sans nul doute au renforcement de la compréhension et de l’appropriation de l’AMU par l’ensemble des Togolais », a-t-il souligné.

De son côté, le Secrétaire Général de la HARC, Richard Soli Toki, représentant le président de l’institution, a rappelé le rôle stratégique des médias dans le développement de la nation.

Pour la Haute Autorité de Régulation de la Communication Écrite, Audiovisuelle et Numérique, voir les acteurs de la « famille communication » bénéficier de ces avantages est une priorité pour garantir un exercice serein de la profession.

Le président du Conseil national des patrons de presse (CONAPP) Germain Pouli pour sa part a mentionné que l’enjeu est double.

Il s’agit d’abord de protéger les collaborateurs qui, jusqu’ici, devaient souvent compter sur la solidarité ou les bonnes volontés pour se soigner.

« Nous avons eu plusieurs cas dans les médias où nous avons dû faire appel à des bonnes volontés pour aider à soigner nos confrères. Avec l’avènement de l’AMU-TNS, c’est une opportunité que nous comptons saisir », a-t-il précisé.

Au-delà de la protection des journalistes et des indépendants, les organisations professionnelles de la presse togolaise (CONAPP, URATEL, PPT, etc.) entendent proposer un cadre de partenariat avec l’INAM et la CNSS.

L’objectif ? Traduire les mécanismes complexes de l’assurance maladie en un langage accessible pour les populations, même dans les zones les plus reculées du pays.

Cette journée à Kara, placée sous le haut parrainage du Président du Conseil, marque le début d’une concertation durable entre les organisations de presse et les structures de gestion de l’assurance maladie. Entre sessions techniques et échanges directs, les journalistes sont désormais mieux outillés pour répondre à ce défi de santé publique, tout en assurant leur propre sécurité sociale. FIN

De Kara, Baguèlme TOMBEGOU

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