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Ayimolou Festival / 2e édition : Un « succès », symbole de l’engouement pour le patrimoine culinaire togolais

La deuxième édition du Ayimolou Festival, tenue du 3 au 8 avril 2026 à Lomé, a rencontré un franc succès, illustrant l’intérêt croissant du public pour la valorisation du patrimoine culinaire togolais.

Durant six jours, les festivaliers ont répondu massivement présents aux différentes activités proposées autour du Ayimolou, plat emblématique à base de riz et de haricots, au cœur de cet événement culturel et gastronomique.

Selon Bernard Anoumo Dodji Bokodjin (promoteur et directeur du Festival), la mobilisation a été constante tout au long de la manifestation.

« C’était un véritable succès. C’est une très grande satisfaction. Nous avons noté une présence permanente des festivaliers durant les six jours. C’est un vrai top départ », a-t-il déclaré à l’Agence Savoir News.

« Les festivaliers nous ont encore montré que ce projet est un projet porteur et que l’Ayimolou que nous valorisons fait vraiment partie de l’identité togolaise. C’est une manière de nous amener à travailler encore beaucoup plus dur », a-t-il souligné.

L’Ayimolou est un mélange de riz et de haricots, cuits ensemble et accompagnés d’une sauce épicée au piment noir togolais (Ebesse fionfion), garnis de viande de bœuf, de poisson ou de wagashi (fromage à base de lait de vache). Dans les rues et marchés du Togo, ce plat s’impose comme l’un des plus appréciés, symbole de partage et de savoir-faire culinaire.

Au total, 16 célèbres vendeuses d’Ayimolou venues de Lomé, ont animé cette édition, contre 12 lors de la première. Les mets sont préparés sur place et vendus en continu. Les visiteurs peuvent se procurer leur plat à toute heure, y compris au cœur de la nuit. Des tentes ont été installées sur l’esplanade, offrant un espace pour déguster le plat tout en profitant de l’animation du festival.

Au-delà de son aspect festif, Ayimolou Festival s’affirme comme une vitrine de la richesse culinaire nationale, mettant en lumière le savoir-faire local ainsi que les acteurs de la gastronomie togolaise.

« Nous avons aussi déroulé un agenda culturel avec trois grands concerts, animés notamment par de jeunes talents. Nous avons aussi des panels avec le ministère de l’environnement et de la santé sur les questions de l’emballage, de sachets plastiques etc. », a précisé le promoteur et directeur du Festival.

L’Ayimolou Festival s’est donné pour ambition de valoriser ce plat au niveau national et international, avec pour objectif à long terme l’inscription de ce mets au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. FIN

Edem Etonam EKUE

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