
Les États-Unis ont expulsé au Ghana un nouveau groupe de migrants ouest-africains, dont au moins un bénéficiant d’une protection contre l’expulsion, a indiqué samedi à l’AFP une avocate impliquée dans le dossier.
Ces personnes, dont le nombre n’est pas connu à ce stade, sont arrivées jeudi, a précisé à l’AFP Meredyth Yoon, une avocate basée aux États-Unis.
Contactés par l’AFP, les services d’immigration ghanéens n’ont pas commenté à ce stade.
Mme Yoon craint qu’un Guinéen bénéficiant d’une protection contre l’expulsion soit renvoyé dès dimanche en Guinée.
Il s’agit d’une protection juridique moins forte que l’asile, mais qui, par le passé, a permis de faire obstacle à des mesures d’expulsion, et donc à certaines personnes de rester vivre et travailler aux États-Unis.
Mme Yoon craint également que « tous » les ressortissants ouest-africains en question « soient renvoyés dans leurs pays d’origine dès demain » dimanche.
Aux États-Unis, le président Donald Trump a érigé depuis le début de son deuxième mandat la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue.
Pour cela, les États-Unis ont notamment conclu des accords avec des « pays tiers » qui leur permettent d’expulser de personnes vers des pays avec lesquels elles n’ont aucun lien.
Depuis l’an dernier, le Ghana admet donc temporairement sur son territoire des ressortissants ouest-africains avant de les renvoyer dans leurs pays d’origine, y compris certains que la justice américaine a jugé susceptibles d’être persécutés dans leurs pays.
En 2025, au moins 42 personnes ont ainsi été expulsées des États-Unis vers le Ghana, selon le décompte d’une organisation ghanéenne de défense des droits humains.
Washington et Accra n’ont pas communiqué le nombre exact.
Ces personnes expulsées l’an dernier au Ghana ont été secrètement détenues dans une base militaire près d’Accra, sous la surveillance de gardes armés.
Certaines ont ensuite été renvoyées au Togo, où elles vivent encore aujourd’hui sans papiers.
Source : Afp