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Togo : une nouvelle loi adoptée pour encadrer la création et la gestion des aires protégées

Les députés, lors du vote du texte

Les députés togolais ont adopté jeudi 13 août 2026 une nouvelle loi relative à la création et à la gestion des aires protégées, destinée notamment à préserver les espèces et les écosystèmes et à renforcer la résilience du pays face aux changements climatiques.

La nouvelle loi vise notamment à limiter la pression exercée sur les ressources naturelles, à préserver la biodiversité et les écosystèmes, ainsi qu’à renforcer la capacité du pays à faire face aux effets du changement climatique.

Composé de 63 articles répartis en huit chapitres, le texte entend ainsi doter le Togo d’un cadre juridique plus moderne, mieux structuré et davantage adapté aux réalités actuelles de la conservation de la biodiversité.

Il vise notamment à clarifier les règles relatives à la création, à l’extension, au déclassement et à la gestion des aires protégées, conformément aux dispositions de l’article 17 et l’annexe 17 de la Constitution. La nouvelle loi prévoit également une typologie et une catégorisation des aires protégées conformément aux standards internationaux.

Ce texte dote le pays d’outils non seulement juridiques, mais également écologiques pour un développement durable, équilibré du trésor naturel togolais, a souligné Komla Dodzi Kokoroko (ministre de l’environnement, des ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique).

« En adoptant cette loi, vous permettez à notre pays de protéger efficacement sa biodiversité, de lutter contre les pressions qui menacent notre faune, notre flore, et de contribuer à l’ambition nationale d’extension de la couverture forestière. Le gouvernement s’engage à faire une application responsable et efficace du présent texte », a-t-il précisé devant les députés.

L’histoire des aires protégées au Togo remonte à plusieurs décennies. Les premières ont été créées entre 1937 et 1958. Le pays compte aujourd’hui 83 aires protégées couvrant environ 14% de son territoire.

Toutefois, l’existence de ces espaces ne suffit pas à garantir leur préservation. Leur gestion doit être accompagnée d’un dispositif juridique et institutionnel solide, capable de répondre aux enjeux liés à la conservation de la biodiversité, à la prévention des dégradations et à l’implication des populations locales.

« Au-delà de sa portée strictement juridique, cette réforme traduit donc une vision plus large du développement. Elle consacre l’idée selon laquelle la protection de l’environnement peut constituer un véritable levier de croissance, d’innovation, de création d’emplois et d’amélioration des conditions de vie », a commenté un député.

« En définitive, la réforme du cadre juridique relatif aux aires protégées marque une étape importante dans la politique environnementale du Togo. Elle témoigne de la volonté des pouvoirs publics de faire de la préservation de la biodiversité une composante essentielle de la stratégie nationale de développement », a-t-il ajouté.

Le Togo dispose d’un patrimoine écologique particulièrement diversifié. Ses forêts, ses cours d’eau, ses savanes et ses différents écosystèmes abritent une biodiversité dont la préservation revêt une importance majeure.

Selon Aklesso Atcholi, Président du groupe parlementaire majoritaire Union pour la République (UNIR, parti au pouvoir), le texte adopté représente l’engagement de la nation à traduire en actes concrets les urgences scientifiques qu’on ne peut plus ignorer.

« Il s’agit d’un acte de souveraineté écologique, une reconnaissance par la loi que notre patrimoine naturel, nos forêts, nos parcs, nos réserves, nos zones humides continentales, constitue un bien commun inaliénable dont la préservation engage la responsabilité de toutes les générations », a-t-il souligné.

De son côté, Komi Selom Klassou (président de l’Assemblée nationale) a appelé à « protéger sans exclure, restaurer sans opposer, gérer sans déposséder », en saluant la vision du président du Conseil, Faure Gnassingbé, dont l’engagement en faveur de la protection de l’environnement s’inscrit dans la dynamique « protéger, rassembler, transformer ». FIN

Junior AUREL (Source: www.agroclimatique.tg)

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