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Togo : des avancées significatives dans la lutte contre les maladies tropicales négligées et le renforcement de la stratégie nationale

La lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN) enregistre des avancées significatives au Togo, grâce aux efforts déployés dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre ces maladies.

Les actions engagées traduisent la volonté de renforcer la prévention et la prise en charge, dans un contexte où ces affections demeurent un enjeu majeur de santé publique.

Rencontré par Remapen-Togo, le Dr Beleyi Essorouna (anthropologue au Programme national de lutte contre les MTN) souligne que le PNMTN organise chaque année un traitement de masse sur toute l’étendue du territoire national.

« Avant le démarrage du traitement de masse, un atelier de formation est organisé. Cet atelier permet de renforcer les connaissances des points focaux régionaux pour mieux préparer la campagne. Au cours de cet atelier, un micro plan est élaboré. Celui-ci permet notamment de déterminer les besoins en intrants nécessaires pour la réalisation du traitement de masse », explique le Dr Beleyi.

« Après l’élaboration du microplan, nous passons à la formation des responsables de formations sanitaires et des agents de santé communautaire. Une fois la formation terminée, l’unité de logistique procède au convoyage des intrants vers les différentes zones d’intervention », ajoute-t-il.

Notons que le Togo a fusionné ses programmes verticaux de lutte contre les maladies tropicales négligées en un programme national intégré dirigé par un coordinateur national unique (arrêté N°197/2018/MSPS/CAB/SG). Le pays s’appuie sur la formation continue des responsables de formation sanitaire (RFS) et des agents de santé de première ligne pour piloter la surveillance, les enquêtes et les traitements de masse.

Le Dr Beleyi souligne que le traitement de masse est prévu cette année à Afagnan, dans l’Avé et dans le Yoto, sans oublier les régions des Savanes, de la Kara, de la Centrale et des Plateaux. Il précise que cette campagne vise à éliminer ou à contrôler certaines maladies, notamment l’onchocercose, la schistosomiase et les géohelminthiases.

Il faut signaler que le programme national prend en charge 17 maladies tropicales négligées, alors qu’au niveau mondial, on en compte 21. Celles-ci sont regroupées en deux grandes catégories : les MTN à manifestation cutanée (MTN-MC) et les MTN à prise en charge de cas (MTN-PCC).

« Le Programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées (PNMTN) a déjà contribué à l’élimination de quatre maladies, à savoir la filariose lymphatique, le trachome, la dracunculose (ver de Guinée) et la trypanosomiase humaine africaine. Par ailleurs, le PNMTN organise des ateliers avec d’autres secteurs d’activités afin de mener des réflexions et de mettre en place des stratégies visant à éliminer ces maladies », indique-t-il.

Sur ce volet, le PNMTN a organisé en septembre un atelier avec les experts de l’OMS sur la lèpre, une maladie que le pays entend éliminer à l’horizon 2030. Rappelons enfin que le programme entretient un partenariat avec le ministère de l’Éducation, ce qui lui permet chaque année de déparasiter les élèves. FIN

Ambroisine MEMEDE

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La lutte contre les Maladies tropicales négligées (MTN) connaît des avancées significatives au Togo, schématisant l’engagement renforcé en faveur de la santé publique. Priorité sanitaire mondiale, elle fait, au Togo, l’objet d’une attention singulière, portée par des choix cohérents, un travail sans relâche et un leadership assuré.

Pour cerner le travail du programme national des maladies tropicales négligées, nous nous sommes adressés au coordonnateur thématique.

Rencontré par Remapen-Togo, Dr Beleyi Essorouna (Anthropologue au Programme national de lutte contre les MTN), souligne que le PNMTN organise chaque année, un traitement de masse sur toute l’étendue du territoire national.  

« Avant le démarrage du traitement de masse, un atelier de formation est organisé. Cet atelier permet de renforcer les connaissances des points focaux régionaux pour mieux préparer la campagne. Au cours de cet atelier, un micro plan est élaboré. Celui-ci permet notamment de déterminer les besoins en intrants nécessaires pour la réalisation du traitement de masse », a expliqué Dr Beleyi.

« Après l’élaboration du micro plan, nous passons à la formation des responsables de formations sanitaires et des agents de santé communautaire. Une fois la formation terminée, l’unité de logistique procède au convoyage des intrants vers les différentes zones d’intervention », a ajouté Dr Beleyi.

Notons que le Togo a fusionné ses programmes verticaux de lutte contre les Maladies Tropicales Négligées (MTN) en un Programme national intégré dirigé par un coordinateur national unique (arrêté N°197/2018/MSPS/CAB/SG). Le pays s’appuie sur la formation continue des RFS (Responsables de Formation Sanitaire) et des agents de santé de première ligne pour piloter la surveillance, les enquêtes et les traitements de masse.

Dr Béléyi souligne que le traitement de masse est prévu cette année à Afagnan, dans l’Avé et dans le Yoto, sans oublier les régions des Savanes, de la Kara, de la Centrale et des Plateaux.

Il a souligné que le traitement de masse vise à éliminer ou à contrôler certaines maladies tropicales négligées, notamment l’onchocercose, la schistosomiase et les géohelminthiases.

Il faut signaler que le programme national de lutte contre les MTN prend en charge 17 maladies tropicales négligées, alors qu’au niveau mondial, on en compte 21. Les maladies tropicales négligées sont regroupées en deux grandes catégories : les MTN à manifestation cutanée (MTN-MC) et les MTN à prise en charge de cas (MTN-PCC).

« Le Programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées (PNMTN) a déjà contribué à l’élimination de quatre maladies, à savoir la filariose lymphatique, le trachome, la dracunculose (ver de Guinée) et la trypanosomiase humaine africaine. Par ailleurs, le PNMTN organise des ateliers avec d’autres secteurs d’activités afin de mener des réflexions et de mettre en place des stratégies visant à éliminer ces maladies ».  

Sur ce volet, le PNMTN a organisé en septembre, un atelier avec les experts de l’OMS sur la lèpre, une maladie que le pays entend éliminer à l’horizon 2030.

Rappelons que le PNMTN a un partenariat avec le ministère de l’éducation, ce qui lui permet chaque année, de déparasiter les élèves. FIN

Ambroisine MEMEDE

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