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Mondial 2026 : ballon mystérieux, bagarre, blessure insolite… les anecdotes marquantes du tournoi

Un ballon au trajet inexpliqué, des supporters hors du commun, une altercation entre journalistes et une blessure pour le moins insolite : telles sont quelques-unes des anecdotes qui ont marqué la Coupe du monde 2026, conclue dimanche par le sacre de l’Espagne face à l’Argentine.

• Un mystère jamais élucidé

Le quart de finale entre l’Angleterre et la Norvège touchait à la fin du temps additionnel de la première période lorsque le gardien norvégien Ørjan Nyland dégagea le ballon. Celui-ci s’éleva dans les airs avant de changer soudainement de trajectoire, retombant dans les pieds du milieu anglais Elliot Anderson, qui servit Anthony Gordon, auteur d’une passe décisive pour Jude Bellingham, lequel égalisa.

Les Norvégiens protestèrent auprès de l’arbitre français Clément Turpin, estimant que le ballon avait touché un câble soutenant la caméra aérienne au-dessus du terrain. Selon le règlement de la FIFA, le jeu aurait alors dû être interrompu. Mais le but fut validé.

La FIFA expliqua par la suite que le capteur intégré au ballon n’avait détecté aucun contact avec le câble. Cette même technologie avait pourtant privé la Croatie d’un but lors de sa défaite contre le Portugal en seizièmes de finale.

L’entraîneur norvégien Ståle Solbakken resta toutefois convaincu de sa version : « Le ballon est retombé juste devant notre banc, donc c’est bien ce qui s’est passé. »

• Les Vikings et la « Tartan Army »

Soudain, les tribunes entièrement vêtues de rouge commencèrent à osciller d’avant en arrière. Les supporters norvégiens imitaient les rameurs des drakkars vikings au rythme des tambours. Cette célébration est rapidement devenue l’une des images emblématiques du tournoi, envahissant les stades, leurs alentours et même Times Square à New York.

« C’est un symbole d’unité et de célébration, aussi bien dans les petites que dans les grandes villes de Norvège. Cela montre que nous sommes tous ensemble et que c’est un été formidable pour être supporter », expliqua Solbakken.

La « Tartan Army » écossaise, privée de Coupe du monde pendant 28 ans en raison de l’absence de sa sélection, s’est quant à elle pleinement rattrapée dans les rues et les pubs de Boston. Le 14 juin, plus de 5 000 supporters ont défilé vers Fenway Park, antre des Boston Red Sox, au son des cornemuses, pour célébrer la victoire inaugurale contre Haïti (1-0).

« Les kilts et les drapeaux écossais ont créé dans notre stade une ambiance sans équivalent dans le sport américain », s’est réjoui Sam Kennedy, président des Red Sox. Cette victoire n’a cependant pas suffi à qualifier l’Écosse pour les seizièmes de finale.

• Un policier particulièrement zélé

Une scène surréaliste s’est produite le 2 juillet dans l’hôtel de la sélection égyptienne à Dallas, lorsqu’un policier américain a exigé l’évacuation de l’entrée de l’établissement et a bousculé plusieurs membres de la délégation, dont le directeur de la sélection, Ibrahim Hassan, qui lui a tenu tête.

Le policier a alors saisi ses menottes, avant que la situation ne s’apaise rapidement. La police de Dallas a ensuite présenté ses excuses à la délégation égyptienne, qui les a acceptées.

• Vozinha, des larmes au bonheur

Le gardien cap-verdien Vozinha, 40 ans, est entré dans l’histoire de cette Coupe du monde grâce à ses arrêts spectaculaires et à son esprit combatif, notamment face à l’Argentine de Lionel Messi en seizièmes de finale.

Durant la phase de groupes, il avait fondu en larmes après avoir gardé sa cage inviolée contre l’Espagne, sa mère n’ayant pas pu se rendre aux États-Unis faute d’avoir réuni à temps l’argent nécessaire pour obtenir un visa.

Elle a finalement pu assister depuis les tribunes aux matches contre l’Uruguay (2-2), l’Arabie saoudite (0-0) puis l’Argentine (défaite 3-2 après prolongation).

• Une bagarre entre confrères

« Pourquoi m’as-tu frappé ? Tu m’as frappé ! », s’est écrié un journaliste marocain lors de la conférence de presse précédant le quart de finale contre la France.

Son confrère lui a rétorqué : « Parce que tu as levé la main deux fois devant la caméra. »

Le tout sous les yeux d’Ibrahim Díaz, meneur de jeu des Lions de l’Atlas et attaquant du Real Madrid, visiblement si embarrassé qu’il en oublia la question qui lui avait été posée.

L’entraîneur marocain Mohamed Ouahbi a alors plaisanté : « Faisons comme à l’école, séparons-vous quelques instants », avant que la conférence ne reprenne normalement.

• Une blessure absurde

Le milieu anglais Jordan Henderson célébrait avec les supporters la victoire contre le Mexique (3-2), synonyme de qualification pour les quarts de finale.

En enjambant un panneau publicitaire pour revenir sur la pelouse, il est tombé et s’est fracturé le bras gauche, ce qui l’a contraint à déclarer forfait pour le reste du tournoi.

Dans le vestiaire anglais, le défenseur John Stones a ensuite fait une plaisanterie d’écolier en faisant croire au sélectionneur Thomas Tuchel qu’il souffrait lui aussi d’une blessure à l’épaule.

• La polémique Balogun

La Coupe du monde est restée relativement épargnée par les polémiques extra-sportives jusqu’à ce que Folarin Balogun se retrouve au cœur d’une tempête politique.

Expulsé lors du seizième de finale entre les États-Unis et la Bosnie-Herzégovine après avoir inscrit trois buts dans le tournoi, l’attaquant américain devait être suspendu pour le match suivant.

La FIFA est toutefois intervenue en suspendant cette sanction, provoquant une vague de critiques, notamment après la révélation d’une intervention du président américain Donald Trump dans ce dossier.

Les États-Unis ont finalement été lourdement battus par la Belgique (4-1) en huitièmes de finale, tandis que Balogun est resté très discret.

Après la rencontre, l’attaquant de 25 ans a reconnu que cette affaire avait ajouté une pression supplémentaire sur toute la sélection américaine.

Source: Afp

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