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Coupures d’électricité au Togo : des partis de l’opposition dénoncent les « prétextes fallacieux » du gouvernement

Nathaniel Olympio, porte-parole du Front Touche pas à ma Constitution

Des partis politiques de l’opposition et des organisations de la société civile togolaise ont dénoncé les explications avancées par le gouvernement pour justifier les coupures récurrentes d’électricité dans le pays, les qualifiant de « prétextes fallacieux », et imputé la crise énergétique à une « mauvaise gouvernance » du secteur.

Dans un communiqué publié le 29 octobre, les regroupements porteurs du « Manifeste Génération Togo » ont vivement critiqué les explications avancées par les autorités, qui évoquent notamment des difficultés d’approvisionnement en gaz dans la sous-région, des pannes extérieures et des opérations de maintenance pour justifier les interruptions de fourniture d’électricité. Ils estiment que ces arguments ne rendent pas compte des véritables causes de la crise.

Depuis quelques jours, les coupures intempestives d’électricité perturbent le quotidien des populations togolaises. Les interruptions de la fourniture du courant, parfois difficiles à anticiper, affectent les activités des ménages et des opérateurs économiques. L’absence d’un calendrier précis de délestage suscite également des interrogations chez les consommateurs, notamment sur la durée de cette situation.

Le 20 octobre dernier, le directeur général de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET), Ilagou Ayeva, avait attribué les délestages observés dans le pays à des travaux de maintenance sur le gazoduc alimentant les centrales électriques en gaz. Il avait alors annoncé un retour à la normale d’ici à la fin du mois d’octobre.

Rejetant ces explications, les regroupements porteurs du « Manifeste Génération Togo » estiment que les difficultés du secteur énergétique relèvent avant tout d’un problème de gouvernance.

« Le Togo ne manque pas d’énergie, il croule sous la mauvaise gouvernance », affirment-ils, contestant ainsi les justifications avancées par les autorités pour expliquer les coupures répétées de courant.

Ils dénoncent également la gestion de la CEET, qu’ils présentent comme révélatrice d’une mauvaise utilisation des ressources publiques.

Face à ces interrogations, les regroupements réclament davantage de transparence dans la gestion du secteur énergétique.

Ils exigent notamment « des audits indépendants, la publication des données pertinentes » et, dans le cas où des infractions seraient établies, « des poursuites impartiales » afin que les responsabilités soient situées.

Ils invitent les Togolais à rester à l’écoute du mot d’ordre de la « Journée Patriotique d’Avertissement » prévue le 20 novembre 2026.

Rappelons que le directeur général de la CEET avait écarté l’hypothèse d’une dette de la compagnie comme étant à l’origine des perturbations.

Les centrales auraient normalement dû être mises à l’arrêt pendant la maintenance, mais les autorités ont demandé qu’elles continuent de fonctionner au combustible liquide, « plus coûteux et moins efficace », afin de limiter les conséquences pour les populations, avait expliqué M.Ayeva. FIN

Edem Etonam EKUE

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