
Une quarantaine de biologistes, techniciens, chercheurs et bio informaticiens venus d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale participent du 9 au 22 septembre 2026 à Lomé, à un atelier international de renforcement de compétences en matière de santé globale.
La rencontre qui se tient dans la salle de conférence du WASCAL (Centre Ouest-Africain de Service Scientifique sur le Changement Climatique et l’Utilisation Adaptée des Terres), s’inscrit dans le cadre du programme AFROSCREEN-FEF. Ce vaste projet de surveillance génomique vise à renforcer les capacités de séquençage et la riposte aux épidémies dans 13 pays du continent.
Ce projet est né du bilan dressé de la période Covid-19 où le continent africain ne produisait qu’une infime partie des séquences génomiques partagées à l’échelle mondiale, et entend corriger le tir.
« L’ambition est désormais de disposer d’une expertise africaine capable de transformer les données scientifiques en réponses sanitaires concrètes, et de traduire ces connaissances en décisions de santé publique », a expliqué Mme Nicole, représentant la coordination d’AFROSCREEN et le CERFIG.
Miser sur l’approche « One Health » et la haute technologie
Pendant deux semaines, les participants auront à explorer l’approche intégrée One Health (Une seule santé), qui établit un pont indissociable entre la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale. Ils seront également initiés aux techniques de pointe notamment, le séquençage de nouvelle génération, aux analyses phylogénétiques et à la modélisation des risques épidémiologiques.
Pour le Pr Mounérou Salou, coordonnateur local et représentant du Laboratoire BIOLIM de l’Université de Lomé, cette dynamique est cruciale pour l’avenir sécuritaire de la région.
« La surveillance génomique est notre bouclier. Elle est la clé d’une riposte rapide et ciblée », a-t-il expliqué, soulignant la nécessité de tisser un réseau solide et durable entre les pays participants.
Pr Abdoulatif Diallo, Vice-Doyen de la Faculté des Sciences de la santé, a expliqué que cette forte mobilisation témoigne de la volonté commune, de bâtir un véritable espace africain de recherche et d’innovation en santé.
Notons que cette rencontre permet à l’Université de Lomé, de réaffirmer son engagement en faveur de l’excellence scientifique, de la coopération régionale et de la souveraineté sanitaire sur le continent. FIN
Ambroisine MEMEDE