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Togo : une agence autonome pour renforcer la sécurité et la qualité des médicaments

Le gouvernement togolais a créé une agence nationale autonome chargée de réguler, superviser et surveiller le secteur du médicament et des autres produits de santé, afin de renforcer la sécurité et la qualité des produits disponibles sur le marché.

Le décret portant création de ladite structure a été adopté lundi en conseil des ministres. Cette réforme intervient dans un contexte de développement du marché du médicament et de diversification des produits et des acteurs de la chaîne d’approvisionnement et de distribution.

Le système national de régulation reste toutefois confronté à des contraintes institutionnelles, techniques et opérationnelles, notamment dans le contrôle de la qualité, l’inspection, la surveillance du marché et la pharmacovigilance.

Le développement du marché illicite et la circulation de médicaments et autres produits de santé de qualité inférieure ou falsifiés constituent également des risques importants pour la santé publique, selon le communiqué du Conseil des ministres.

En Afrique, entre 30 et 60% des médicaments mis sur le marché sont faux, et proviennent en premier lieu de Chine et d’Inde, selon des experts en santé.

Le décret adopté par le gouvernement constitue donc une étape importante dans la réforme du système national de régulation, avec la création d’une Agence nationale autonome chargée de la « régulation, de la supervision et de la surveillance du secteur du médicament et des autres produits de santé », communiqué un communiqué officiel.

La nouvelle agence aura notamment pour mission de renforcer la surveillance du marché, l’inspection pharmaceutique, les mécanismes de vigilance et le contrôle de la qualité des produits de santé. Elle devra également favoriser une meilleure coordination des interventions des différents acteurs du secteur.

« Cette agence contribuera ainsi au renforcement de la surveillance du marché, de l’inspection pharmaceutique, des mécanismes de vigilance et du contrôle de la qualité des produits de santé, tout en favorisant une meilleure coordination des interventions des différents acteurs du secteur », souligne le communiqué.

À travers cette réforme, le gouvernement entend également renforcer la gouvernance du secteur pharmaceutique et la sécurité sanitaire, tout en garantissant aux populations un meilleur accès à des médicaments et autres produits de santé de qualité, sûrs et efficaces. La création de l’agence doit par ailleurs contribuer au développement de la production pharmaceutique nationale et à la consolidation de la souveraineté sanitaire du Togo.

Le trafic des faux médicaments est responsable de plus de 100.000 morts par an en Afrique, selon l’Organisation mondiale de la Santé.

En janvier 2020, Ma abrité un sommet pour lutter contre le trafic, rencontre ayant débouché sur la « la mise en place de structures et l’adoption des lois pour endiguer le phénomène et criminaliser les différentes formes de trafic ».

Rappelons que le Togo est l’un des pays pionniers à avoir modifié son code pénal dès 2015. La peine encourue par les trafiquants y est désormais de 20 ans de prison et de 50 millions de francs CFA d’amende (76.200 d’euros). FIN

Edem Etonam EKUE

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