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Togo : Vers la mise en place de l’Agence togolaise de régulation pharmaceutique

Le Togo se prépare à la création de son agence de régulation pharmaceutique. Les acteurs impliqués ont bouclé, mercredi 29 juillet 2026 à Kpalimé (environ 120 km de Lomé), la mise à jour des projets de textes élaborés.

La rencontre de Kpalimé a permis de relire le projet de décret et les mémorandums relatifs à la création de cette nouvelle structure.

Organisé par le ministère chargé de la Santé, avec l’appui technique et financier de la Fondation Brazzaville, cet atelier de deux jours a également posé les bases d’une feuille de route pour la future gouvernance des instances de l’OOAS par le Togo, en y intégrant la lutte contre les produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés.

La création de cette agence répond à la directive de l’UEMOA adoptée le 28 septembre 2020, qui recommande aux États membres la mise en place d’une autorité de régulation pharmaceutique dotée d’une personnalité juridique et d’une autonomie de gestion.

Le Togo s’affirme d’ailleurs comme l’un des pionniers dans ce combat, comme en témoigne l’Initiative de Lomé lancée en janvier 2020 pour renforcer et coordonner la lutte contre le trafic de faux médicaments. La future agence s’inscrit pleinement dans cette dynamique et consolidera les efforts du gouvernement sur le terrain.

Notons qu’à ce jour, le système national de réglementation pharmaceutique est piloté par la Direction de la Pharmacie, du Médicament et des Laboratoires (DPML). Or, en 2011, une étude réalisée par la Commission de l’UEMOA avait mis en exergue la faible capacité des directions nationales à assurer pleinement ce rôle de régulation sans réformes structurelles.

À partir de janvier 2027, le Togo assurera la direction générale de l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS) pour un mandat de quatre ans. Dans cette perspective, la création de l’agence et l’opérationnalisation du laboratoire de contrôle qualité des produits de santé constituent des leviers essentiels pour renforcer la crédibilité et le leadership du pays dans la sous-région. FIN

Ambroisine MEMEDE

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