
Les ministres de l’Alliance politique africaine (APA), réunis en conférence extraordinaire à Lomé, ont plaidé vendredi pour la retenue et le recours au dialogue face à la crise au Moyen-Orient, tout en condamnant les violences contre les civils.
L’ouverture de cette conférence a été présidée par le président du Conseil Faure Gnassingbé. Comme invité d’honneur à cette conférence ministérielle extraordinaire de l’APA, Julius Maada Bio, président de la Sierra Leone et président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao).
Thème retenu pour cette conférence : « L’Afrique face à la crise au Moyen-Orient : impacts, défis et réponses stratégiques ».
Plusieurs panels ont marqué cette rencontre d’une journée, consacrés aux impacts économiques et sécuritaires de la crise au Moyen-Orient sur l’Afrique, ainsi qu’aux interventions des représentants des États du Moyen-Orient et du continent africain.
A la fin de la rencontre, les participants ont, dans une déclaration finale, appelé l’ensemble des parties au conflit au Moyen-Orient à faire preuve de retenue maximale afin d’éviter toute escalade susceptible d’aggraver les tensions ou d’élargir le conflit à l’échelle régionale ou internationale.
Les ministres ont, par ailleurs, condamné fermement les violences contre les populations civiles, d’où qu’elles viennent, et insisté sur la nécessité du respect strict du droit international humanitaire ainsi que de la protection des civils en zone de conflit.
Dans leur déclaration finale, ils ont réaffirmé que les solutions militaires ne sauraient garantir une paix durable, soulignant que le dialogue et les voies diplomatiques doivent demeurer au cœur du règlement de la crise au Moyen-Orient.
Rappelons qu’à l’ouverture de la conférence, le président du Conseil Faure Gnassingbé a mis en garde contre les effets des crises internationales, notamment celle du Moyen-Orient, sur les économies africaines, appelant à renforcer la coordination des États du continent et à « parler d’une voix plus unie »
Depuis son lancement à Lomé en mai 2023, l’Alliance politique africaine s’est imposée comme un cadre souple de concertation entre États du continent. Elle vise à favoriser un échange régulier d’analyses entre les pays africains et à renforcer la compréhension commune des enjeux internationaux.
Cette plateforme ambitionne également de mettre en évidence les convergences entre États membres, afin de mieux défendre les intérêts stratégiques de l’Afrique sur la scène internationale et de renforcer la coordination des positions africaines face aux grandes questions globales.
VOICI L’INTEGRALITE DE LA DECLARATION FINALE
Bernadette AYIBE