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Togo : Plusieurs partis de l’opposition font bloc contre la nouvelle Constitution

Plusieurs partis politiques de l’opposition togolaise ont lancé, ce mardi 25 août 2026 à Lomé, un grand bloc contre la nouvelle Constitution, à la suite de arrêt rendu récemment par la Cour de justice de la Cédéao.

Parmi ces formations politiques figurent l’Alliance nationale pour le changement (ANC), l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI) et les Forces démocratiques pour la République (FDR). Tous ces partis politiques sont membres du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC) et des regroupements porteurs du Manifeste génération Togo (MGT). Elles ont toutes signé un mémorandum rendu public lors d’une conférence de presse. Plusieurs organisations de la société civile accompagnent également cette dynamique.

« L’arrêt de la Cour de justice de la Cédéao ayant déclaré illégales et illégitimes la réforme constitutionnelle de 2024 et les institutions qui en sont issues, cela impose l’ouverture d’une transition politique qui devra engager les réformes institutionnelles indispensables au rétablissement de l’ordre démocratique et de l’État de droit », souligne le mémorandum, un document de neuf pages.

Toutes les parties signataires étaient présentes à la conférence de presse, à l’exception de l’ANC de Jean Pierre Fabre, qui n’avait envoyé aucun représentant. Les leaders du CNCC présents ont toutefois rassuré les journalistes sur la participation de cette formation à la dynamique.

« L’arrêt de justice de la Cédéao a l’autorité de la chose jugée et s’impose à tous », a martelé Komi Wolou, président du Pacte socialiste pour le renouveau (PSR).

« Le mémorandum indique la voix que nous devons suivre pour aller à un retour à l’ordre constitutionnel », a appuyé Nathaniel Olympio, président du Parti des Togolais.

Pour ce dernier, l’arrêt de la Cour de justice de la Cédéao est un « acte historique qui a été posé par cette Cour. C’est également un acte historique pour le Togo et pour l’Afrique ».

Dans son arrêt rendu en janvier dernier, la Cour a estimé que « la modification constitutionnelle adoptée le 25 mars 2024, compte tenu de son calendrier, de son contenu et de ses effets escomptés, viole l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, et constitue un changement inconstitutionnel de gouvernement au sens de cette disposition ».

La Cour « n’a aucune compétence de contrôle de constitutionnalité du droit interne, ni un titre à juger un pouvoir constituant national », a réagi le gouvernement fin juillet dernier.

Les autorités togolaises ont dénoncé « une tentative de la Cour d’outrepasser ses compétences », celles-ci étant limitées « au contrôle du respect des droits de l’homme et au contrôle des manquements au droit communautaire ». FIN

Junior AUREL

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