
Le gouvernement togolais appelle la population « au calme, à la retenue et à la responsabilité », face à des « rumeurs » qui circulent depuis quelques jours dans plusieurs localités du pays et sur les réseaux sociaux, faisant état de « prétendues disparitions d’organes génitaux, à la suite de contacts avec certaines personnes ».
Selon le ministre de la sécurité, le colonel Calixte Madjoulba, ces rumeurs entretiennent un « climat de peur » et provoquent, dans certains cas, « des actes de violence et de vindicte populaire » à l’encontre de personnes injustement soupçonnées, compromettant ainsi l’ordre public.
« À ce stade des investigations menées par les services compétents, en collaboration avec les autorités sanitaires, aucun élément objectif ne permet d’établir la réalité des faits tels que relayés », souligne le Colonel Calixte Madjoulba, dans un communiqué rendu public le samedi 11 juillet 2026.
« Nul n’est autorisé à se faire justice »
« Toute personne se livrant à des actes de violence, d’agression, de destruction de biens, de diffusion de fausses informations ou de trouble à l’ordre public s’expose à la rigueur de la loi », avertit le ministre de la sécurité.
Le ministre appelle la population à s’abstenir de relayer des informations non vérifiées, et à signaler sans délai, tout fait suspect aux services compétents, rappelant que « nul n’est autorisé à se faire justice ».
« À cet effet, les citoyens sont invités à contacter gratuitement le 1014 (Centre national de commandement unifié), le 117 ou le 1244 (Police nationale) ou le 172 (Gendarmerie nationale), ou encore à se rapprocher de l’unité de police ou de gendarmerie la plus proche afin de permettre les vérifications et les investigations nécessaires », souligne le ministre.
Il a rappelé que les forces de défense et de sécurité « demeurent pleinement mobilisées pour garantir la protection » des personnes et des biens, préserver l’ordre public sur toute l’étendue du territoire national. Il appelle chaque citoyen à préserver la paix sociale et la cohésion nationale. FIN
Ambroisine MEMEDE