
Les enseignements de la mission de benchmark effectuée au Maroc par une délégation de la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE) font l’objet d’un atelier de restitution ouvert ce mardi 22 juillet à Lomé.
Des représentants du Laboratoire national de sécurité sanitaire et phytosanitaire des aliments (LaNSA) ainsi que de la GIZ faisaient également partie de la délégation ayant pris part à cette mission.
Cet atelier de restitution est organisé par la HAUQE avec l’appui technique et financier de la coopération allemande à travers la GIZ et du cabinet GFA Consulting Group. Il vise principalement à partager les enseignements tirés de la mission d’immersion et de benchmark au Maroc, ainsi qu’à échanger sur les mécanismes à mettre en place pour renforcer l’infrastructure qualité.
Prennent part à cette rencontre de deux jours des opérateurs économiques, des représentants de laboratoires, d’organismes d’inspection et de certification, ainsi que d’associations de consommateurs.
Au Maroc, la délégation togolaise a visité plusieurs institutions marocaines de référence et échangé avec leurs responsables sur leurs missions, leurs modes d’organisation, leurs mécanismes de coordination ainsi que sur les défis rencontrés dans la mise en œuvre de leurs activités.
Il s’agit notamment de l’Institut marocain de normalisation (IMANOR), du Service marocain d’accréditation (SEMAC), de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), de Morocco Foodex, ainsi que du Laboratoire public d’essais et d’études (LPEE), qui abrite le Laboratoire national de métrologie. Ces différentes visites ont permis à la délégation de s’imprégner des mécanismes de fonctionnement de ces structures, de leurs modes de gouvernance et des dispositifs de coordination mis en place pour garantir la qualité, la conformité et la compétitivité des produits marocains.
Ces échanges ont permis à la délégation d’approfondir sa compréhension du cadre institutionnel et réglementaire marocain, des modalités d’élaboration et d’application des normes, des procédures d’accréditation ces organismes d’évaluation de la conformité, des mécanismes de contrôle des produits importés et exportés ainsi que de l’organisation des activités métrologiques.

La mission a également permis de constater l’importance accordée à la coordination entre les institutions publiques, les laboratoires, les organismes d’évaluation de la conformité, les entreprises et les organisations professionnelles.
« Le choix du Maroc se justifie par les progrès accomplis par ce pays dans la structuration et la modernisation de son infrastructure de la qualité qui accompagne la dynamique d’industrialisation de son économie lui conférant ainsi la place de première puissance industrielle en Afrique selon le classement de la Banque africaine de développement (BAD) publié cette année », a souligné Bedembada Bedinade (directeur de cabinet du ministère délégué chargé de la promotion des investissements, de l’industrie et de la souveraineté économique).
« La qualité n’est donc plus une simple option. Elle constitue désormais une condition essentielle d’accès aux marchés, de développement industriel, de sécurisation des échanges commerciaux et de protection des consommateurs », a-t-il précisé.
« L’infrastructure de qualité, qui repose notamment sur la normalisation, la métrologie, l’accréditation, la certification, les essais, les inspections et la surveillance du marché, représente ainsi un véritable instrument de politique économique et industrielle », a-t-il ajouté.
Cette mission d’immersion au Maroc permettra notamment à la HAUQE de mieux accompagner le secteur privé dans sa mise en conformité avec les normes internationales.
« Nous sommes aujourd’hui à l’heure d’un grand bouleversement et surtout avec l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), il va de soi que nos pays se mettent aussi en mouvement, pour mieux accompagner le secteur privé à mettre ses produits sur ce marché », a indiqué Laré Arzouma Botre (président de la HAUQE).
Le marché de la ZLECAf, a-t-il rappelé, est exigeant dans le domaine de la qualité notamment, le protocole 6 qui exige que tous les produits qui vont se mettre sur ce marché doivent être conformes.
La ZLECAf est un marché commun regroupant les pays de l’Union africaine. Elle vise à créer un marché unique africain en facilitant les échanges de biens et de services et en renforçant l’intégration économique du continent.
Les présentations et les échanges au programme de cet atelier de restitution permettront aux participants de mieux appréhender les enseignements tirés de cette mission d’immersion au Maroc, d’examiner les recommandations formulées et de définir les modalités de leur prise en compte dans les politiques et programmes nationaux. FIN
Chrystelle MENSAH