
Une trentaine de jeunes venus de l’espace francophone ont finalisé vendredi 2 octobre 2026 à Lomé leur contribution au XXe Sommet de la Francophonie, en adoptant des recommandations qui seront portées à Phnom Penh (Cambodge) par deux porte-parole.
Réunis par le Réseau international de la jeunesse de la Francophonie (RIJF), avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour une rencontre de deux jours, les participants ont notamment placé l’emploi, l’accès aux opportunités et aux financements ainsi que la participation des jeunes à la décision publique au cœur de leurs propositions.
Les recommandations, qui seront dévoilées dans leur intégralité au Sommet, préconisent notamment un accès facilité aux opportunités et aux financements, y compris dans les territoires ruraux, une meilleure articulation entre formation et emploi et une plus grande place des jeunes dans les politiques publiques qui les concernent.
Les échanges ont également porté sur le lien entre l’emploi, les opportunités offertes aux jeunes et la stabilité des sociétés. Selon les enquêtes menées en amont de la rencontre, près de 95 % des jeunes interrogés considèrent l’emploi, l’entrepreneuriat et l’innovation comme des leviers de paix et de stabilité.
Une trentaine de jeunes, dont plus de la moitié de jeunes femmes, venus de plusieurs pays de l’espace francophone, notamment du Québec, du Cameroun et du Liban, ont confronté leurs expériences de terrain au cours de deux journées de travaux.
L’Administratrice de l’OIF, Caroline St-Hilaire, présente à la cérémonie de clôture, a appelé les jeunes à prendre toute leur place dans les débats et les décisions qui les concernent.
« Ces recommandations interpellent l’OIF, nos États, le secteur privé, mais elles vous interpellent aussi. N’attendez pas qu’on vous donne la place. Ne vous découragez pas lorsqu’on vous met des bâtons dans les roues : prenez votre place », a-t-elle déclaré.

Elle a par ailleurs rappelé que l’OIF adoptera en 2027 sa nouvelle programmation, une occasion, selon elle, de faire en sorte que la voix des jeunes y soit pleinement prise en compte.
Les recommandations adoptées à Lomé constituent désormais la contribution du RIJF au XXe Sommet de la Francophonie. Elles seront portées à Phnom Penh par deux porte-parole désignés à l’issue de la rencontre : Irène Fouyaba Pambiang, de l’organisation Women Success au Tchad, et Élisée Ditcharé, secrétaire général du RIJF et membre de son conseil d’administration.
Leur mission sera de faire entendre directement auprès des décideurs de la Francophonie les propositions issues des travaux de Lomé. Les participants ont également souhaité que cette consultation de la jeunesse, organisée pour la première fois, puisse être renouvelée.
La jeunesse ne sera pas seule à porter des propositions au Sommet. Réunie à Cotonou les 28 et 29 septembre, l’Assemblée plénière de la Conférence des organisations internationales non gouvernementales de la Francophonie (COING) a également arrêté ses priorités, avec l’ambition de faire davantage entendre la voix de la société civile dans les décisions du Sommet. FIN
Edem Etonam EKUE