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Togo : le projet ePermis vise à réduire de 72 heures à trois heures le traitement des demandes de permis d’importation

Le Togo a lancé le projet ePermis, une plateforme numérique destinée à dématérialiser les permis d’importation des végétaux, des produits végétaux et des pesticides, avec pour objectif de ramener de 72 heures à environ trois heures le délai de traitement des demandes, a appris la presse jeudi à Lomé.

Porté par le ministère chargé de l’Agriculture, le projet bénéficie de l’appui technique de l’Alliance mondiale pour la facilitation des échanges, mis en œuvre par la GIZ, avec le soutien financier de l’Union européenne et de la Coopération allemande. Il s’inscrit dans la dynamique de modernisation des procédures commerciales et de renforcement de la compétitivité des opérateurs économiques.

Le dispositif vise à simplifier les démarches des opérateurs économiques, à réduire les délais de traitement et à renforcer le contrôle phytosanitaire.

Avec ePermis, les autorités togolaises entendent remplacer progressivement les procédures administratives sur papier par un système numérique. La plateforme doit permettre aux opérateurs de déposer et de suivre leurs demandes en ligne, sans avoir à se déplacer pour obtenir leur permis d’importation.

« La digitalisation du permis d’importation répond à la nécessité de moderniser les procédures administratives et d’améliorer les conditions d’exercice des opérateurs économiques », a déclaré Konlani Dindiongue, représentant du ministre de l’Agriculture lors de la cérémonie de lancement.

Au nom de l’Union européenne, Niccolo Maracchi a souligné l’importance de concilier la simplification des procédures commerciales avec les exigences sanitaires.

« La modernisation des procédures commerciales doit aller de pair avec la préservation des exigences sanitaires et phytosanitaires », a-t-il indiqué.

Le projet s’inscrit dans la mise en œuvre de l’Accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la facilitation des échanges, ratifié par le Togo en 2015. Il vient compléter les efforts de numérisation déjà engagés, notamment avec ePhyto, le système de digitalisation des certificats phytosanitaires à l’exportation.

Au-delà de la simplification des démarches, ePermis doit contribuer à améliorer la surveillance des produits végétaux importés.

Le permis d’importation permet en effet de vérifier, avant l’entrée des produits sur le territoire, que ceux-ci respectent les exigences phytosanitaires. Des semences contaminées ou des plants porteurs de ravageurs peuvent menacer les cultures et fragiliser des filières agricoles entières.

Grâce à la centralisation des informations sur les produits importés et leur provenance, la future plateforme doit aider les services compétents à mieux évaluer les risques phytosanitaires avant de délivrer les autorisations.

Selon Kossi Djifa Hounkanli, directeur de la Production agricole, le passage au numérique pourrait réduire le délai de traitement d’une demande de 72 heures à environ trois heures, lorsque toutes les conditions requises sont réunies.

Concrètement, les opérateurs pourront déposer et suivre leurs demandes en ligne 24 heures sur 24, consulter à tout moment le statut de leur dossier et bénéficier de la signature électronique ainsi que de la gestion des délégations. Le système prévoit également des échanges de données avec les services douaniers.

Le lancement officiel ne marque pas le début immédiat de la délivrance des permis électroniques, a précisé le directeur de la Production agricole.

Il ouvre plutôt la phase de conception et de développement de la solution numérique. La prochaine étape consistera donc à mettre en place une plateforme adaptée aux besoins des services concernés et des opérateurs économiques. La coordination entre les administrations, la qualité de l’outil et son appropriation par les futurs utilisateurs seront déterminantes pour atteindre les résultats attendus. FIN

Bernadette AYIBE

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