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Togo/Hausse des prix des produits pétroliers : l’ANC dénonce une mesure « socialement insoutenable et inacceptable »

Jean Pierre Fabre

L’Alliance nationale pour le changement (ANC), l’une des grandes formations politiques de l’opposition togolaise a dénoncé et rejeté fermement la nouvelle hausse des prix des produits pétroliers à la pompe, la qualifiant de mesure « socialement insoutenable et inacceptable ».

Le gouvernement togolais a procédé vendredi à une nouvelle augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe : le prix du litre de super sans plomb est passé de 725 à 817 F.CFA (+92 F), celui du gasoil de 750 à 766 F.CFA (+16 F). Le pétrole lampant est porté à 1.056 F.CFA, contre 1.040 F.CFA précédemment (+16 F), tandis que le mélange 2 temps a atteint 896 F.CFA, contre 811 F.CFA (+85 F).

« Ces hausses frappent directement les déplacements, les activités économiques, les coûts de production et le pouvoir d’achat des ménages. Elles interviennent surtout au moment où les familles doivent déjà faire face aux lourdes dépenses de la rentrée scolaire : fournitures, uniformes, frais de scolarité, transport et autres charges », dénonce l’ANC dans un communiqué.

Cette ce parti politique dirigé par Jean Pierre Fabre, « le cumul des augmentations des 27 mai et 11 septembre 2026, atteint 20% pour le super sans plomb, 10% pour le gasoil, 62,5% pour le pétrole lampant et 17% pour le mélange à deux temps ».

Cette formation politique « exige la publication complète et détaillée des justificatifs de cette nouvelle augmentation, notamment les cours internationaux du pétrole, le coût réel de l’approvisionnement, la fiscalité, les taxes et prélèvements, les marges des différents intervenants et le mécanisme de formation des prix à la pompe ».

L’ANC « appelle les Togolaises et les Togolais à demeurer vigilants et mobilisés mais lucides ».

D’autres voix se sont également élevées contre cette hausse. Des regroupements se réclamant du « Manifeste Génération Togo » ont dénoncé samedi une augmentation jugée « irresponsable ».

Des associations de défense des droits des consommateurs ont également réagi au lendemain de l’entrée en vigueur des nouveaux prix. FIN

Edem Etonam EKUE

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