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« Alerte précoce pour tous » : le Togo lance une consultation nationale pour renforcer son dispositif

La consultation nationale sur l’initiative « Alerte précoce pour tous » ou « Early Warning for All » a été officiellement lancée, jeudi 20 août 2026 à Lomé lors d’un atelier, avec pour objectif de renforcer le système national d’alerte précoce et la protection des populations face aux risques naturels et aux catastrophes.

Cette initiative mondiale vise à garantir que chaque personne soit protégée par un système d’alerte précoce efficace d’ici 2027. Au Togo, la consultation nationale constitue une étape importante pour renforcer la coordination des acteurs et améliorer la protection des populations face aux risques naturels et aux catastrophes.

Les échanges visent à établir un diagnostic partagé des dispositifs existants, à identifier les principales lacunes et à définir les actions prioritaires. Ils doivent aboutir à l’élaboration d’une feuille de route nationale pour renforcer un système d’alerte précoce multirisque, inclusif et accessible à tous.

Coordonnée au niveau national par l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) et l’Agence nationale de la météorologie (ANAMET), l’initiative « Alerte précoce pour tous » repose sur quatre piliers complémentaires : la connaissance des risques, sous la direction de l’UNDRR ; l’observation, la surveillance, l’analyse et la prévision, sous la direction de l’Organisation météorologique mondiale ; la diffusion et la communication des alertes, sous la direction de l’Union internationale des télécommunications ; ainsi que la préparation, la réponse et les actions anticipatives, sous la direction de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire général du ministère de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Kadja Hodabalo-Pitemnéwé, représentant le ministre. Elle a réuni des représentants du corps diplomatique accrédité au Togo, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des autorités politiques, administratives et militaires.

Le commissaire divisionnaire de police Kadja Hodabalo-Pitemnéwé a insisté sur la nécessité de disposer d’une chaîne d’alerte efficace, capable d’atteindre les populations dans les meilleurs délais et de leur permettre de prendre les mesures appropriées.

Un système d’alerte pour atteindre rapidement les populations

Concrètement, le dispositif vise à alerter rapidement les populations exposées en cas de catastrophe imminente. Il s’appuiera notamment sur la téléphonie mobile et d’autres canaux de communication afin de permettre aux populations concernées de prendre à temps les mesures de protection appropriées.

« L’alerte se fait par un système de diffusion cellulaire qui alarme les populations en cas de catastrophe imminente. On utilise également les autres canaux traditionnels pour communiquer », a expliqué  Manuel Tahyo, coordonnateur Afrique du pilier 3 de l’initiative « Early Warning for All ».

Durant deux jours, les participants à l’atelier travaillent à l’élaboration d’une feuille de route nationale réaliste et opérationnelle. Celle-ci devra préciser les responsabilités des différents acteurs ainsi qu’un calendrier de mise en œuvre assorti d’indicateurs permettant de mesurer les résultats.

Lancée en 2022 par les Nations unies, l’initiative intervient au Togo dans un contexte marqué par les fortes précipitations enregistrées en juin dans plusieurs régions.

Elle vise à renforcer les mécanismes existants afin de permettre une meilleure anticipation des catastrophes et une réaction plus rapide en cas de menace. FIN

Edem Etonam EKUE (Source: www.agroclimatique.tg)

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