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Arrestation de deux Français au Togo : la HARC donne des précisions

Pitalounani Telou, président de la HARC

La Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) a réagi mercredi à l’arrestation de deux Français au Togo, affirmant n’avoir été saisie d’aucune demande d’accréditation les concernant et n’avoir pas été informée de leur arrivée sur le territoire.

Gaël Mocaër et Sébastian Preze Pezzani, des « réalisateurs » travaillant « pour une société de production française », ont été arrêtés le 27 juillet au Togo, a rapporté l’AFP, citant le ministère français des Affaires étrangères.

« Ils font actuellement l’objet d’une information judiciaire conduite par un juge d’instruction », a ajouté le Quai d’Orsay précisant que ceux-ci avaient pu recevoir trois visites consulaires « à ce jour ».

Dans un communiqué, la Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) précise « qu’elle n’a été saisie d’aucune demande d’accréditation concernant ces deux personnes, ni par France Télévisions, ni par les intéressés eux-mêmes, comme le prévoient les textes ».

Elle rappelle qu’en vertu de l’article 20 du Code de la presse et de la communication, les correspondants et envoyés spéciaux de médias étrangers doivent, outre la détention d’une carte professionnelle de presse, obtenir une accréditation auprès de la HARC.

« Celle-ci en transmet copie aux ministères chargés de la Communication et de la Sécurité », souligne-t-elle.

« A ce titre, la HARC n’a été informée de l’arrivée sur le territoire togolais des deux personnes dont elle ignore le statut professionnel, ni des activités de tournage qu’elles devraient mener, notamment dans la partie septentrionale du pays », ajoute le communiqué.

La HARC invite les professionnels des médias ainsi que les créateurs de contenus « à faire preuve de retenue, de responsabilité et de rigueur dans la collecte, le traitement et la diffusion des informations relatives à cette affaire ».

« Il importe, en effet, de permettre à la justice togolaise de conduire sereinement les procédures en cours et de déterminer, en toute indépendance, les circonstances de la présence des intéressés sur le territoire national, la nature de leurs activités ainsi que, le cas échéant, les faits qui leur sont reprochés », insiste l’instance de régulation.

La HARC « rappelle à l’ensemble des professionnels des médias et des créateurs de contenus l’obligation de respecter strictement les dispositions légales et règlementaires en vigueur en matière d’information et de communication en République togolaise ».

En rappel, depuis fin 2021, l’extrême nord du Togo est en proie à des incursions de jihadistes présents de l’autre côté de sa frontière, au Burkina Faso, miné par les attaques de groupes liés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique.

Le gouvernement a instauré l’état d’urgence l’année suivante dans une région du nord et l’a prolongé à plusieurs reprises, la dernière fois en février pour une durée d’un an. FIN

Junior AUREL

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