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Renforcer l’intégration du genre dans l’action publique : les résultats de l’analyse des Cellules Focales Genre restitués à Lomé

Les résultats d’une analyse organisationnelle des Cellules Focales Genre (CFG) de dix départements ministériels sont au cœur d’un atelier de restitution ouvert mardi 4 août 2026 à Lomé, une rencontre de deux jours organisée par le Ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance et la Coopération allemande mise en œuvre par la GIZ à travers le projet DeZon.

Cet atelier vise notamment à identifier les acquis, les défis et les leviers de renforcement de ces structures appelées à jouer un rôle central dans l’intégration effective du genre dans les politiques, programmes et budgets publics.

L’intégration du genre dans les politiques publiques s’impose aujourd’hui comme un levier important pour renforcer l’efficacité, l’équité et la durabilité de l’action publique.

Au Togo, cette dynamique s’est traduite par la mise en place progressive des Cellules Focales Genre au sein des départements ministériels. Ces structures ont pour mission d’accompagner la prise en compte du genre dans les politiques, programmes et budgets sectoriels, ainsi que de contribuer à la production de données désagrégées par sexe nécessaires au suivi des avancées en matière d’égalité et d’équité.

Vue partielle des participants

Dans l’objectif de renforcer leur efficacité et leur positionnement au sein de l’administration publique, le projet DeZon, mis en œuvre par la GIZ avec le soutien de la Coopération allemande, en collaboration avec le Ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, a conduit une analyse organisationnelle auprès de dix Cellules Focales Genre des ministères accompagnés par le projet, avec l’appui technique du bureau d’étude Health Focus.

C’est dans cette perspective que l’heure est désormais à la restitution des résultats de cette analyse. L’atelier réunit à Lomé près de 70 participants issus des Cellules Focales Genre des ministères accompagnés par le projet DeZon, ainsi que des institutions partenaires, autour des principaux enseignements du diagnostic et des pistes d’amélioration à envisager.

« Les cellules focales genre constituent l’âme et le cœur de l’institutionnalisation du genre dans notre pays. Vous avez toujours accompli votre mission avec des difficultés, avec des limites et des insuffisances. Le projet DeZon, qui est essentiellement consacré au genre pour accompagner le gouvernement togolais dans sa marche vers une stratégie inclusive de développement de notre pays, a initié une étude diagnostique de certains ministères, une étude diagnostique organisationnelle, en se basant effectivement sur le décret et le cadre juridique existant », a déclaré Mme Bénédicte Koudjoukalo Gnansa, directrice générale du Genre et de la Promotion de la Femme au ministère des solidarités, du genre, de la famille et de la protection de l’enfance.

Cet atelier, a-t-elle souligné, offre un cadre de présentation et d’échanges autour des conclusions de l’étude diagnostique réalisée sur les Cellules Focales Genre.

« Ce n’est pas une évaluation, ce n’est pas un jugement, c’est juste relever ce qui marche bien et prendre des dispositions pour maintenir ces acquis. Nous allons débattre, faire des critiques constructives pour améliorer le rapport et pour également définir des stratégies et des recommandations pertinentes qui pourront aider à améliorer le cadre institutionnel des cellules focales genre », a précisé Mme Gnansa.

      — Des acquis à consolider et des défis à relever —

L’analyse organisationnelle des Cellules Focales Genre a consisté en une évaluation des capacités organisationnelles de neuf Cellules Focales Genre et de dix Cellules Focales Genre relais, afin de mettre en lumière les contraintes structurelles et contextuelles qui limitent leurs performances, mais aussi d’identifier les bonnes pratiques et les leviers institutionnels susceptibles de renforcer leur efficacité.

Avec un indice global de 64,9 sur 100, les Cellules Focales Genre se situent à un stade charnière. Les fondations institutionnelles sont établies, mais l’enjeu consiste désormais à transformer ces acquis en un fonctionnement régulier, une meilleure influence dans les processus décisionnels et des résultats mesurables.

Les participants

À partir de ces constats, les travaux de l’atelier permettront d’examiner les principaux résultats du diagnostic organisationnel, notamment les acquis des Cellules Focales Genre, les points d’attention ainsi que les leviers nécessaires à leur renforcement durable au sein de l’administration publique. Les participants se pencheront également sur les réformes prioritaires susceptibles d’améliorer leur fonctionnement, leur positionnement institutionnel et leur capacité d’influence. Les échanges devront enfin aboutir à la définition d’orientations opérationnelles pour renforcer la budgétisation sensible au genre dans les différents ministères.

« Les cellules focales genre occupent une place particulière et stratégique. Elles trouvent le lien entre les engagements nationaux en matière d’égalité, des politiques sectorielles, des mécanismes de suivi et d’évaluation. Pour jouer pleinement ce rôle, elles ont besoin d’un ancrage institutionnel solide, de compétences renforcées, d’outils adaptés et de ressources suffisantes. C’est précisément ce que ce diagnostic organisationnel a cherché à mesurer: es actifs, les défis et les leviers pour renforcer durablement leur fonctionnement », a confié Mme Tchilalou Haliya Epse Kao, Cheffe Composantes 2 & 3 du Projet DeZon, Représentante de la Cheffe de Projet, GIZ.

« Le message que nous livrent les résultats de ce diagnostic est sans équivoque », a-t-elle ajouté. FIN

Chrystelle MENSAH

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