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Libération des emprises du littoral : un ultime délai de trois semaines, accordé aux occupants

Mme Zouréhatou Kassah-Traoré, lors de son intervention

Les autorités togolaises ont accordé un ultime délai de trois semaines aux occupants des emprises du littoral situées dans le Grand Lomé et les communes de la préfecture des Lacs pour libérer les sites concernés.

À l’issue de cette échéance, l’opération de dégagement des installations précaires et des occupations jugées irrégulières sera engagée, ont annoncé vendredi les autorités administratives.

L’annonce a été faite vendredi à Lomé par la gouverneure du District autonome du Grand Lomé (DAGL), Zouréhatou Kassah-Traoré, au cours d’une rencontre avec la presse. Elle était entourée du ministre délégué chargé du Développement local, également maire de la commune Golfe 1, Koamy Gomado, ainsi que des préfets du Golfe et des Lacs, venus réaffirmer la détermination des autorités à mener l’opération à son terme.

Cette nouvelle échéance intervient après plusieurs prorogations accordées à l’issue de discussions entre les autorités et les occupants des emprises concernées, notamment les exploitants de bars, de restaurants et les commerçants.

Selon les responsables administratifs, ces délais visaient à permettre aux personnes concernées de démonter leurs installations et de récupérer leurs biens avant le lancement des opérations de libération des sites.

« La patience a ses limites parce qu’ils ne veulent pas respecter ce qu’eux-mêmes ont signé. Si nous avons accepté tous ces délais de prorogations, c’est pour qu’ils ne perdent pas tout mais qu’ils récupèrent ce qui est récupérable », a déclaré la Gouverneure du DAGL.

Vue partielle des journalistes, lors de la rencontre

« Il n’y a pas de bonne volonté de leur part et l’Etat a pris ses responsabilités. L’opération n’est dirigée contre personne et contre aucune activité économique », a renchéri le préfet du Golfe

Des délais successifs déjà accordés

Le préfet du Golfe a indiqué que les occupants avaient déjà obtenu plusieurs reports de l’échéance initiale, successivement fixée à février 2026, au 31 mars puis au 30 juin, à l’issue de discussions avec les autorités. Selon lui, les visites effectuées sur les sites après cette dernière date n’ont pas permis de constater un début de libération des emprises.

Après le 30 juin, le président de l’Association des tenanciers de bars (ATER) et des autres occupants concernés a demandé un nouveau report de l’échéance au 4 janvier 2027. Les autorités ont rejeté cette requête.

« Ces différentes prorogations traduisent la volonté constante du Gouvernement de privilégier le dialogue, la sensibilisation et l’accompagnement plutôt que la contrainte. Elles offraient aux occupants concernés le temps nécessaire pour se conformer aux prescriptions de l’Administration », a précisé Mme Zouréhatou Kassah-Traoré.

Aucune indemnisation

Les autorités ont indiqué qu’aucune indemnisation n’était prévue pour les occupants des emprises concernées par l’opération de libération du littoral. La gouverneure du District autonome du Grand Lomé a rappelé que ces espaces relevaient du domaine public et que les occupants ne disposaient pas de titres fonciers.

« Ce ne sont pas des espaces qu’ils ont acquis ou achetés. Ils n’ont pas de titre foncier. Ils occupent un espace public avec des autorisations provisoires. Il est bien écrit que lorsque l’Etat aura besoin de l’espace, ils devront le céder », a martelé Mme Kassah-Traoré.

« Nous avons arrêté de percevoir les taxes auprès des occupants et les autorisations arrivées à échéance n’ont pas été renouvelées », a appuyé Koamy Gomado, ministre délégué chargé du Développement local, également maire de la commune Golfe 1.

L’opération est conduite par un comité ad hoc mis en place par le ministère de l’Administration territoriale, avec la participation de plusieurs départements ministériels, notamment ceux chargés de l’Environnement, de la Sécurité, de la Justice et de l’Économie maritime, ainsi que des collectivités territoriales et des services techniques concernés.

Cette opération constitue la première phase d’une campagne de libération des espaces publics engagée par les autorités. La deuxième phase portera sur le désencombrement des trottoirs dans les 13 communes du Grand Lomé. FIN

Chrystelle MENSAH

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