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Togo : A Vogan, l’opposition en meeting contre la nouvelle constitution

David Dosseh, lors du meeting

Le Cadre National de Concertation pour le Changement (CNCC, regroupement de partis politiques de l’opposition et de la société civile) a tenu son deuxième meeting ce dimanche 26 juillet 2026 à Vogan, localité située à une soixantaine de kilomètres de Lomé.

Des centaines de militants et partisans de l’opposition ont pris part à ce meeting animé sur une place publique par des leaders de ce regroupement.

Sur des pancartes et banderoles, on pouvait lire : « Grand meeting populaire, peuple togolais ton destin t’appartient », « 5è République, Coup d’État constitutionnel, viole la charte africaine » ou encore « Non au changement anticonstitutionnel de gouvernement ».

Tour à tour, les leaders de l’opposition sont revenus sur la nouvelle Constitution ainsi que sur le récent arrêt de la Cour de justice de la Cédéao.

« La CNCC est toujours dans sa stratégie de mobilisation. Vogan constitue la première étape après Lomé. Le message est clair : rappeler que le changement de Constitution intervenu au Togo en 2024 est totalement illégal. Il s’agit d’un coup d’État constitutionnel que les Togolais n’accepteront jamais », a martelé David Dosseh, porte-parole du Front citoyen Togo Debout (FCTD).

« Si on se réfère à l’arrêt de la Cour de justice de la Cédéao, il est clair que le Togo, avec ce changement de constitution, a violé l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Et cela appelle à des sanctions », a-t-il ajouté.

Dans son arrêt rendu en janvier dernier, la Cour a estimé que « la modification constitutionnelle adoptée le 25 mars 2024, compte tenu de son calendrier, de son contenu et de ses effets escomptés, viole l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, et constitue un changement inconstitutionnel de gouvernement au sens de cette disposition ».

La Cour « n’a aucune compétence de contrôle de constitutionnalité du droit interne, ni un titre à juger un pouvoir constituant national. Le seul instrument régional explicitement conçu pour encadrer les révisions constitutionnelles et les calendriers électoraux dans l’espace Cédéao », a réagi ce dimanche le gouvernement, en formulant plusieurs « observations ».

« Seulement, cet instrument ne peut être actionné que par les États uniquement. Saisie par des particuliers, la Cour ne pouvait l’invoquer », précise le gouvernement.

Cette réforme constitutionnelle qui fait basculer le Togo dans un régime parlementaire, est toujours critiquée par des partis de l’opposition et de la société civile, qui dénoncent notamment les conditions de son adoption.

Les autorités togolaises soutiennent, pour leur part, que cette nouvelle Constitution garantit une meilleure représentativité et un partage du pouvoir. FIN

De retour de Vogan, Junior AUREL

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