savoir

Evala 2026 : Clap de fin avec les finales dans trois cantons

Après une semaine de confrontations et de célébrations culturelles, les luttes traditionnelles Evala 2026 ont livré leurs dernières empoignades ce samedi 18 juillet 2026 dans le nord du Togo à travers les finales organisées dans trois cantons : Tcharè, Soumdina et Lassa.

La clôture des confrontations s’est déroulée en présence du président du Conseil, Faure Gnassingbé, qui a assisté aux finales sur les trois terrains de lutte.

Dans le canton de Tcharè, les empoignades ont opposé les lutteurs de Wiyamdè à ceux de Tcharè sur le terrain du Centre médico-social (CMS) de Tcharè. À l’issue des empoignades, les lutteurs de Wiyamdè se sont imposés face à leurs adversaires sur le score de 20-9. Dans la catégorie des non-initiés (Ahoza), la victoire est également revenue à Wiyamdè, qui a dominé Tcharè par 24-12.

La deuxième finale de la journée s’est tenue dans le canton de Soumdina, avec une confrontation entre les lutteurs de Soumdina-Haut et ceux de Soumdina-Bas. Au terme des combats, la victoire est revenue à Soumdina-Bas, qui s’est imposé sur le score de 22-20. Chez les non-initiés, les Ahoza, Soumdina-Bas a confirmé sa domination en battant également Soumdina-Haut par 19-10.

La troisième finale de la journée, qui constituait également la dernière confrontation des Evala 2026, s’est déroulée dans le canton de Lassa entre les lutteurs de Lassa-Haut et de Lassa-Bas, sur le terrain cantonal de Tiféouda. À l’issue des luttes, Lassa-Bas s’est imposé face à Lassa-Haut sur le score de 19-17. Chez les non-initiés, les Ahoza, la tendance est restée la même avec une nouvelle victoire de Lassa-Bas, vainqueur de Lassa-Haut par 15-9.

Rappelons qu’au-delà de l’aspect compétitif, les Evala demeurent un rite de passage profondément enraciné dans la culture kabyè, accompagnant les jeunes garçons dans leur transition vers l’âge adulte. Cette pratique séculaire véhicule des valeurs de bravoure, de rigueur, d’endurance et de solidarité, tout en contribuant à la transmission et à la préservation d’un patrimoine culturel hérité des générations précédentes.

L’État togolais ambitionne d’inscrire cette richesse culturelle sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cette démarche traduit la volonté des autorités de préserver et de promouvoir cette tradition initiatique, tout en renforçant le rayonnement du patrimoine culturel national sur la scène internationale. FIN

Junior AUREL

Poursuivez votre lecture sur les mêmes thèmes :
Retour en haut