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Lutte contre le terrorisme : La France « en soutien aux initiatives régionales » (Jean-Noël Barrot)

La France « soutient » les initiatives des pays de la sous-région face à la menace terroriste, a déclaré vendredi à Lomé, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, insistant sur le rôle central des États dans la prise en charge de leur sécurité.

« Nous avons une préoccupation commune qui est celle de la sécurité de la sous-région et bien évidemment celle du risque terroriste que nous voulons tous juguler et contenir. Et c’est la raison pour laquelle la France se place en soutien des initiatives régionales pour contenir ce fléau et permettre aux pays de la sous-région d’assumer pleinement leur sécurité et leur souveraineté », a-t-il précisé.

Le chef de la diplomatie française a bouclé une visite de travail de 48 heures au Togo, alors que la dernière visite d’un ministre français des Affaires étrangères dans le pays remonte à 2002, soit il y a 24 ans.

« La détérioration de la situation sur le plan sécuritaire au Sahel, la poussée du terrorisme, est une préoccupation que nous avons en commun avec les pays de la région », a précisé M.Barrot.

En février 2022, le Mali a sommé la France de « retirer sans délai » les forces Barkhane et Takuba de son territoire, après neuf années de présence. Les autorités maliennes ont évoqué des « manquements répétés aux accords de défense ». En 2023, le Niger et le Burkina Faso ont, à leur tour, poussé la France vers la sortie.

Paris a toujours affirmé avoir « joué tout son rôle » pour faire reculer le terrorisme au Sahel.

Depuis plus de dix ans, les violences des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique s’enracinent au Sahel et progressent vers le nord des pays côtiers, dont le Togo.

Robert Dussey et son homologue français Jean-Noël Barrot, le 24 avril 2026 à Lomé

Le chef de la diplomatie française a salué le rôle de plan que joue le Togo pour diriger la médiation africaine dans les Grands Lacs, « seule susceptible d’apporter des solutions durables à cette crise ».

« Nous soutenons la médiation conduite par le président du Conseil Faure Gnassingbé, le travail mené par les co-facilitateurs pour avancer vers une résolution de cette crise qui depuis trop longtemps, provoque une catastrophe humanitaire dans la région ».

M.Barrot n’a pas passé sous silence, le prochain sommet de Nairobi, « Africa Forward », prévu les 11 et 12 mai 2026.

Ce sommet « sera l’occasion avec le Togo et nos partenaires africains, non seulement de démontrer les bénéfices des coopérations renouvelées entre le continent et l’Europe, mais aussi de réaffirmer la place plus importante que doit occuper le continent dans l’architecture mondiale », a-t-il dit.

Le ministre français s’est également exprimé sur la suspension de Radio France internationale (RFI) et de France 24 au Togo, deux médias français accusés d’avoir relayé des « propos inexacts et tendancieux » lors des manifestations contre le pouvoir en juin 2025 à Lomé.

« J’ai plaidé auprès des autorités togolaises pour que les décisions de suspension puissent être levées. C’est dans l’intérêt de toutes les parties », a indiqué M.Barrot. FIN

Junior AUREL

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